Immigration : l’Europe a implicitement rétabli la traite des êtres humains en Afrique - Par Jean-Jacques Netter

Dans l’environnement médiatique français parler de l’immigration c’est être xénophobe, parler de sécurité c’est être facho, parler de la filiation c’est être homophobe, parler de la nation c’est être nationaliste, parler de l’identité c’est être raciste. Alors osons parler de l’immigration en séparant les faits du commentaire des faits.


Les faits : Emmanuel Macron a souvent changé d’avis en matière d’immigration

La France a laissé entrer sur son territoire le 11 novembre dernier 234 africains venus illégalement des côtes de Lybie. Les passeurs grassement rémunérés ont amené leurs « migrants » qu’ils avaient installés sur un canot à moteur dans les eaux internationales de la méditerranée. Ensuite, ils ont enlevé le moteur de l’embarcation pour qu’elle soit juridiquement un navire à la dérive devant être secouru par tout navire croisant dans la zone. Puis un pilote de l’ONG « Pilotes Volontaires » à bord d’un petit avion de tourisme les a repérés et les a signalés au navire sous pavillon norvégien « Ocean Viking ». En fait toute une flotte de bateaux majoritairement liés à des ONG allemandes est prête à intervenir : « Rise Above », « Géo Barents », « Sea Watch 3 »…Ils expliquent tous qu’ils ne font pas de business mais simplement de l’humanitaire.

L’Ocean Viking affrêté par l’ONG « SOS Méditerranée France » a été accueilli dans le port militaire de Toulon dans une « zone d’attente internationale ». Les « naufragés » débarqués étaient des pakistanais, des Erythréens, des maliens, des syriens, des soudanais et des bangladais. Ces derniers se sont vus offrir des contrats de travail fictifs par des réseaux qui les ont aidés à prendre l’avion jusqu’à Tripoli. Pour le gouvernement français, il s’agissait de prétendre qu’ils n’entraient pas sur le territoire français et que leurs droits éventuels à l’asile seraient examinés afin de faire un tri entre ceux qui devraient être accueillis et ceux qui devaient être expulsés. Seulement dix jours après, le gouvernement qui a pu constater que la majorité des « rescapés » n’étaient pas des réfugiés, s’est heurté aux droit et décisions de justice française. Cet épisode triste nous a au moins permis d’apprendre au passage que SOS Méditerranée recevait une subvention de 100 000€ par an de la ville de Paris !

Emmanuel Macron a beaucoup changé d’avis sur l’immigration. En 2018, il avait refusé d’accueillir l’Aquarius en nous expliquant que pour maîtriser l’islam, il fallait inverser les flux migratoires. Il dénonçait « le cynisme terrible de la situation où à la fin on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs ». Mais ensuite, en 2015, il a évolué en félicitant Angela Merkel pour son accueil des réfugiés, en nous expliquant que « l’islam était compatible avec la république » et que « grâce à la Gay Pride la France était un arc en ciel riche de sa diversité ». En 2017, Emmanuel Macron déclare à Alger que « la colonisation française était un crime contre l’humanité ». Il s’est comporté comme un bourgeois de Calais faisant sa génuflexion et récitant son acte de contrition…C’est lui qui a confié à Benjamin Stora, avocat de la repentance une mission sur la mémoire de la guerre d’Algérie. C’est lui qui sur la chaine Al Jazeera a jugé la France responsable du « ressentiment économique et social de la jeunesse musulmane victime de supposées inégalités. En 2019, Emmanuel Macron change de nouveau sa position dans un entretien à Valeurs Actuelles à propos des OQTF (=Obligation de Quitter le Territoire Français). Il veut « sortir tous ces gens qui n’ont rien à faire là, c’est-à-dire 100% ». Christophe Castaner renchérissait un an plus tard en disant « En méditerranée, on a observé de façon tout à fait documentée une réelle collusion à certains moments entre les trafiquants de migrants et des ONG ». Depuis ces déclarations on constate que seulement 8,25% des OQTF prononcées ont été exécutées !

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La France est donc un des pays les plus prolifiques en matière de mesures d’éloignement mais elle mais elle est le pays qui en exécute le moins !

L’Union Européenne est désormais divisée en deux camps irréconciliables: d’un côté une Europe libérale ouverte à l’immigration, incarnée par Emmanuel Macron. De l’autre l’Europe des démocraties dites illibérales incarnées par la Hongrie et l’Italie qui entendent défendre la souveraineté et l’identité des peuples. Les populistes contrairement à ce que l’on a pu dire sont bien des démocrates, mais ils ne sont pas libéraux. Tandis que les élites universalistes comme celles de Bruxelles sont bien libérales mais elles ne sont plus démocrates.