Energie et CO2: Raison, émotion ou religion ? - Par Pascal Richet
Entretenu par les grands médias et des militants actifs de la cause climatique, un catastrophisme ambiant imprègne le grand public. C’est particulièrement le cas des jeunes générations à qui on fait entrevoir un proche avenir rythmé des désordres climatiques les plus sombres dont un avant-goût est d’ores et déjà donné par tout ouragan puissant, inondation sévère ou forte canicule. Cette crise climatique, explique-t-on, est due à un réchauffement global de l’atmosphère et des océans qui a pour origine les activités humaines via la production de gaz à effet de serre.
Article en pdf ici : JDL18-energie-et-co2-raison-emotion-ou-religion.pdf (journaldeslibertes.fr)
Cesser d’interférer dangereusement avec la nature et assurer ainsi l’avenir des générations futures impose donc de procéder à une transition écologique qui assurera une « neutralité carbone » à l’horizon de quelques décennies. Toute personne sensée partage bien sûr l’opinion selon laquelle il faut ménager les ressources de la planète et limiter autant que possible l’impact des activités humaines afin de préserver en particulier la biodiversité dont l’importance est justement soulignée à l’heure actuelle. La raison s’efface cependant devant l’émotion, voire se dissout dans des attitudes de nature religieuse quand il s’agit de passer à l’acte. Comme on va le voir, des mesures « fortes » arrêtées en Europe dans cet esprit, telle l’interdiction en 2035 de la vente de véhicules à moteur thermique, pourraient en réalité être clairement contre-productives au regard du but visé.
