Restera-t-il encore des enfants pour fêter Noël ? Par Olivier Vial
L’anti-natalisme a des racines diverses et anciennes. De plus en plus de jeunes qui ont manifesté ou ont soutenu les marches pour le climat seraient prêts à accepter une politique de contrôle des naissances
« Donner la vie, c’est polluer ». Depuis des décennies, de nombreux courants de pensée s’emploient à faire tomber l’Homme du piédestal sur lequel nos civilisations l’avaient jusqu’ici placé. Le marxisme réduisait ses aspirations à leurs simples dimensions matérialistes. Les antispécistes ne voient en Lui qu’un animal parmi d’autres, dont les intérêts ne peuvent plus être considérés comme supérieurs à ceux des rats - pardon ! des surmulots -. Quant aux décroissants, ils ne perçoivent l’humanité que comme une masse de consommateurs avides et irresponsables. À force d’être « déconstruit » et « désacralisé », l’Homme est réduit, par certains, au rang d’une vulgaire pollution.
Comme on calcule l’empreinte carbone d’une bouteille plastique tout au long de son cycle de vie, des chercheurs ont établi le coût climatique d’un enfant à la grosse louche en additionnant l’impact de sa propre consommation à celle qu’engendrera sa descendance. Ainsi construit, cet indicateur sonne comme une condamnation sans appel. Un enfant représenterait une pollution de l’ordre de 58,7 tonnes d’équivalent CO2 par an, ce qui correspond à près de 6 fois celle d’un Français moyen et à 55 vols Paris-New-York par an. Faire des enfants, surtout en Occident, est ainsi présenté comme un comportement hautement écocide !
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