Eugénie Bastié: «La liberté d’expression est-elle une menace pour la démocratie?»
L’hystérie que déclenche la libération de la parole sur les réseaux sociaux trahit une panique chez un camp progressiste habitué au monopole médiatique qui a oublié les fondements du pari démocratique.
Elon Musk et Mark Zuckerberg seraient-ils les nouveaux chantres de l’illibéralisme ? C’est ce que l’intelligentsia progressiste cherche à nous faire croire ces derniers jours. On reproche au premier ses prises de position politiques intempestives sur son réseau social X, et au second son virage à 180 degrés contre le wokisme et la censure. Tant que Facebook et Twitter œuvraient à la diffusion des idées inclusives, qu’ils propageaient le feu de #MeToo ou de Black Lives Matter, ils étaient considérés comme de merveilleux outils démocratiques. Mais maintenant que s’y expriment des points de vue conservateurs ou nationalistes, les voilà dangereux. Vérité en deçà du politiquement correct, mensonge au-delà.
Trois reproches sont faits aux réseaux sociaux : de propager les discours de haine et la violence, de diffuser des fausses informations, de pratiquer l’ingérence au service d’un projet politique précis. Répondons à ces trois accusations.
