Climat : faut-il sacrifier nos vaches ? - Par Vincent Bénard
Le gouvernement irlandais, après celui des Pays-Bas, sous la pression de l’Union européenne, voudrait faire abattre un nombre important de vaches au nom de la lutte contre le changement climatique. Cette folie a atteint la France par le biais, rien moins, d’un rapport de la Cour des comptes déjà dénoncé par l’IREF. Or, aucun des arguments invoqués pour massacrer notre cheptel ne résiste à un examen sérieux.
L’élevage, notamment bovin, est accusé d’être à l’origine de tous les maux environnementaux imaginables. « Il consomme trop de terres agricoles », « trop d’eau », et surtout, la digestion des vaches produit « trop de méthane », ce gaz à effet de serre « beaucoup plus puissant que le CO2 ».
Que disent vraiment la science et le GIEC ?
Les arguments autres que climatiques pour conduire les vaches au sacrifice
Contrairement aux affirmations des végans, un régime alimentaire sans protéines animales n’est pas adapté à l’homme. Nous avons besoin non seulement d’une certaine quantité de protéines pour vivre, mais aussi d’une grande variété, car chaque acide aminé (composant de base des protéines) a une fonction précise dans l’organisme, et celui-ci ne sait pas tous les fabriquer.
Or, les végétaux ne disposent ni de la concentration, ni de la variété d’acides aminés nécessaires (fig.1). Un régime totalement dépourvu de protéines animales est donc carencé et dangereux pour la santé. Pour compenser un régime sans viande, il faut consommer… du lait et des œufs ; lesquels ne sont pas disponibles sans élevage, élevage qui ne saurait être rentable si la viande des animaux n’est pas également commercialisée.
