Les étrangers extra-européens et le logement social en France - Par Michel Aubouin
Mandaté par la Fondapol et l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, le préfet Michel Aubouin souligne, dans un rapport, les dysfonctionnements du modèle HLM à la française,
devenus extrêmement coûteux, inéquitables et foyers d’insécurité...
Le logement social en France revêt des particularités spécifiques dans l’espace européen. Au fil des décennies, il concentre une part de plus en plus importante de la population immigrée extra-européenne. La concentration du logement social dans des quartiers isolés du reste du tissu urbain a généré des difficultés récurrentes qui se traduisent en particulier par des phénomènes de grande violence et l’implantation de l’économie criminelle.
Cet habitat collectif n’est pas considéré de la même manière selon l’origine des populations. Prisé par les unes, évité par les autres, il renforce les distinctions culturelles à l’intérieur des mêmes ensembles urbains.
Cet habitat collectif n’est pas considéré de la même manière selon l’origine des populations. Prisé par les unes, évité par les autres, il renforce les distinctions culturelles à l’intérieur des mêmes ensembles urbains.
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Michel Aubouin, Ancien inspecteur général de l’administration et ancien secrétaire général de l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure*.« Les plus modestes n’ont pas accès aux HLM »
Par Charles SapinEn temps de crise du logement comme de dérapage des finances publiques, une question a curieusement échappé au débat public : celle du logement social. Plus pour très longtemps. Dans une collaboration inédite, la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol), dirigée par Dominique Reynié, et l'Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID), mené par Nicolas Pouvreau-Monti, signent une note édifiante que révèle Le Point, sur la réalité que cache le modèle – sans aucun équivalent en Europe – des HLM. Dans son étude fouillée, le préfet Michel Aubouin, ancien inspecteur général de l'administration et directeur de l'accueil et de l'intégration des étrangers, dresse un bilan du logement social. Extrêmement coûteux, à hauteur pour l'État de 34 milliards d'euros par an, celui-ci se...
Exclusif. Quels sont les dysfonctionnements du modèle HLM à la française ? (lepoint.fr)
Exclusif. Quels sont les dysfonctionnements du modèle HLM à la française ? (lepoint.fr)
Les graves anomalies du modèle HLM français
PAR GERMAIN DE LUPIAC
Alors que les quartiers sensibles sont en proie à une insécurité et à une délinquance galopantes, une étude sur le logement social montre les dysfonctionnements du modèle HLM en France. Selon l’ancien préfet Michel Aubouin, auteur de 40 ans dans les cités, la gestion des HLM est très coûteuse à l’État et ne remplit plus son rôle de baisse de la précarité. Au contraire, elle est une source d’inégalités et de problèmes sociaux récurrents.
Dans l’étude publiée par Fondapol, l’ancien préfet constate que le logement social ne s’adresse plus de nos jours aux revenus modestes qui ont besoin de se loger, mais profite à une population extra-européenne qui refuse de s’ancrer dans leur pays d’accueil. Il appelle à revoir la politique de la ville en arrêtant leur construction et en revoyant les critères d’attribution et leur nature provisoire — ce qui pourrait faire économiser 10 milliards d’euros à l’État chaque année.
Alors que les quartiers sensibles sont en proie à une insécurité et à une délinquance galopantes, une étude sur le logement social montre les dysfonctionnements du modèle HLM en France. Selon l’ancien préfet Michel Aubouin, auteur de 40 ans dans les cités, la gestion des HLM est très coûteuse à l’État et ne remplit plus son rôle de baisse de la précarité. Au contraire, elle est une source d’inégalités et de problèmes sociaux récurrents.
Dans l’étude publiée par Fondapol, l’ancien préfet constate que le logement social ne s’adresse plus de nos jours aux revenus modestes qui ont besoin de se loger, mais profite à une population extra-européenne qui refuse de s’ancrer dans leur pays d’accueil. Il appelle à revoir la politique de la ville en arrêtant leur construction et en revoyant les critères d’attribution et leur nature provisoire — ce qui pourrait faire économiser 10 milliards d’euros à l’État chaque année.
Michel Aubouin : « En matière de logement social, les HLM ne sont plus la solution mais largement le problème »
Atlantico : Vous venez de publier une étude intitulée « Les étrangers extra-européens et le logement social en France» pour la Fondapol et l’Observatoire de l’immigration et de la démographie. La France a développé, dans l’espace européen, un modèle de logement social sans équivalent. Ce modèle génère depuis le début des années 1980 une série de désordres dont l’ampleur ne fait que croître au fil des décennies, sans qu’il ne soit remis en cause. Pour vous, les solutions pour remédier à cette crise sont simples. Quelles seraient-elles ?
Michel Aubouin : Le modèle français de logement social se traduit par la concentration d’immeubles dit « HLM » dans de mêmes espaces. Pour des raisons de coût du foncier, ces concentrations ont été opérées sur des terrains éloignés des centre-villes, en les isolant du reste du tissu urbain. Les coûteuses opérations de rénovation urbaine n’ont pas réussi à corriger leur isolement, car les reconstructions ont été réalisées sur place. Les pratiques de peuplement ont fait le reste, renforcées au cours des décennies par l’immobilisme des populations accueillies. Ce sont ces mécanismeq, en nourrissant une forte identification au quartier, qui ont fini par générer d’importants désordres. Au sein du logement social se sont ainsi développés les 1 500 quartiers dit « de la politique de la ville », regroupant plus de huit millions d’habitants, qui subissent la loi de groupes criminels violents.
La première priorité, de mon point de vue, serait de stopper le financement de nouveaux immeubles et de se pencher sérieusement sur les difficultés structurelles que génère notre conception du logement social. Si l’on voulait remédier à l’engorgement dans lequel nous nous trouvons, il est impératif d’introduire un bail à durée limité, assorti d’un examen de la situation du locataire dans l’année qui précède l’échéance. Si nous voulons sortir du « toujours plus de HLM », il faut repenser le parcours résidentiel et l’accès à la propriété. La distinction du foncier et de la construction a été esquissée à travers le dispositif BRS (bail réel solidaire). Il faut sans doute creuser cette piste dans une perspective plus favorable pour l’accédant à la propriété. Disons-le clairement, la résidence principale doit primer sur la résidence secondaire, qu’elle soit en France ou à l’étranger !
Michel Aubouin : « En matière de logement social, les HLM ne sont plus la solution mais largement le problème » | Atlantico.fr
