Dépenses publiques : Bruno Le Maire redécouvre Frédéric Bastiat - Par Jean-Marc Sylvestre
"Quelle journée de merde !" Le ministre de l'économie a défendu hier, devant la commission des finances, ses coupes budgétaires et donné des pistes de réformes pour sortir les dépenses publiques des risques de faillite. Bercy a redécouvert que Bastiat était français et chef de file de l'école libérale.
En défendant devant les députés ses coupes budgétaires déjà décidées, en prévoyant d'en faire de nouvelles au cours de l'année 2024, et surtout en annonçant la nécessité de réformes difficiles sur le terrain social pour ramener la France dans les clous d'un déficit budgétaire à 3% en 2027, ce qui signifie plus de 10 Milliards d’économies à faire au titre de 2023 .. 12 milliards en 2024. Et plus de 20 milliards en 2025 .. au titre du budget de l État et des comptes sociaux . la note est lourd et fait hurler les députes de l’opposition mais pas qu’eux .Bruno Le Maire a initié un changement transgressif de la politique économique et surtout. Il met les responsables politiques devant leur devoir de cohérence. Alors que les courants de gauche s'en donnent à cœur joie, les courants de droite qui séduisent les Français vont devoir eux aussi relire Frédéric Bastiat, cet économiste français du 19e siècle qui a décrit les mécanismes et la puissance d'une économie de marché, connu et célèbre dans toutes les démocraties libérales occidentales, sauf en France, évidemment peut-être parce que la France n'est pas libérale, même quand elle se réveille politiquement à droite.
"Quelle journée de merde" pour Bruno Le Maire selon l'expression de l'un de ses conseillers. Pourquoi ? Tout simplement pour reprendre l'expression de Frédéric Bastiat : "Tout le monde veut vivre aux dépens de l'État mais oublie que l'État vit aux dépens de tout le monde".
