Evolution du climat : Vérités indésirables - Par Paul Deheuvels
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Les médias martèlent en boucle deux affirmations dogmatiques qu’ils présentent comme vérités ne pouvant être contestées : la terre se réchaufferait d’une manière catastrophique et accélérée ; l’origine de cette évolution serait due aux émanations humaines (anthropiques) de gaz à effet de serre, dont le principal est le CO2 (dioxyde de carbone). Et que le soi-disant concensus scientifique n'existe pas...
Paul Deheuvels (Statisticien, Membre de l’Académie des Sciences, Professeur émérite à Sorbonne Université)
1. Introduction.
Les médias martèlent en boucle deux affirmations dogmatiques qu’ils présentent comme vérités ne pouvant être contestées :(I) La terre se réchaufferait d’une manière catastrophique et accélérée ;
(II) L’origine de cette évolution serait due aux émanations humaines (anthropiques) de gaz à effet de serre1, dont le principal est le CO2 (dioxyde de carbone). La conclusion logique de (i-ii)2 est que, pour « sauver la planète » du réchauffement, il faudrait :
(III) décarboner, en réduisant de manière drastique les émanations humaines (anthropiques) de CO2. Comme nous le montrerons plus loin, les affirmations (i) et (ii) sont fausses, basées sur une succession de mensonges développés à partir de 1987 par le GIEC (voir le §3), organisme dépendant de l’ONU. La décarbonation (iii), dans laquelle l’Europe et les USA se sont lancés depuis la signature des « Accords de Paris » en 20153 sera ruineuse et sans efficacité réelle sur l’évolution du climat.
2. Un exemple édifiant de désinformation.
Un exemple de présentation mensongère de réchauffement catastrophique du type (i) est fourni par la page 4 du Parisien du mardi 21 mars 2023, N°24436. Son titre est « Comment tout s’est emballé – Depuis le milieu du XXème siècle, la hausse des températures s’est considérablement accrue. Un effet des gaz à effet de serre et de l’industrialisation de l’hémisphère nord. ». A l’appui de ses dires, Le Parisien reproduit un graphe, titré « Un réchauffement sans précédent depuis au moins 2000 ans », en citant la « Contribution du groupe de travail 1 du 6ème rapport du GIEC » (publié le 20 mars 1923).Ce graphe inquiétant (agrandi ci-dessous) montre un accroissement brutal des températures à partir de l’an 1850. Il s’agit de la célèbre « courbe en « crosse de hockey » due à Michael Mann et al.4 (1988), décrivant des températures stables, de l’an 0 à l’an 1850, suivies d’un réchauffement très rapide.
Or, il a été prouvé en 2006 que cette courbe était, non seulement fausse, mais frauduleuse. Ceci a fait l’objet du Rapport Wegman établi en 2006 à la demande du Gouvernement américain5 et a été confirmé par décision de justice en 20095, lors d’un procès célèbre opposant Michael Mann au climatologue canadien Tim Ball devant la Cour Suprême de la Colombie Britannique. Le tribunal a condamné Michael Mann (sans appel possible) pour fraude scientifique6. Entre autres attendus de cette condamnation, Michael Mann s’est vu reproché d’être incapable de fournir les données à partir desquelles il avait construit son graphe de températures. Le climatologue Tim Ball a présenté, de son côté, une reconstruction des températures durant le dernier millénaire fort différente de la « courbe en crosse de hockey » de Michael Mann et al3. Nous comparons ci-dessous les deux courbes (celle de Michel Mann et al. et celle de Tim Ball).
On observera dans la courbe rectifiée par Tim Ball la présence d’une bosse de températures élevées (dépassant nettement celles de l’an 2000) entre l’an 1000 et l’an 1400 (l’ « optimum médiéval »), et un creux de températures très basses de l’an 1550 à l’an 1700 (le « petit âge glaciaire »). Nous discuterons au §4, de ces événements climatiques en présentant les données connues sur l’évolution à long terme des températures durant les derniers 65 millions d’années. La raison vraisemblable pour laquelle le GIEC a inclus la courbe frauduleuse, en « crosse de hockey» de Michael Mann dans ses rapports de 1999 à 2023 est que celle-ci laisse entendre que le réchauffement climatique actuel serait « sans précédent » et « d’origine humaine » (puisque limité à la période post-industrielle suivant l’an 1850).
Malgré la condamnation en justice de Michael Mann en 20095, le GIEC s’est bien gardé de récuser le graphe en « crosse de hockey » qu’il reproduit encore dans son 6ème rapport en date de 2023. Pourtant, le caractère frauduleux de ce graphe, soupçonné depuis l’origine, a été formellement établi depuis 2006 (et le Rapport Wegman4). L’absence de démenti de la part du GIEC (voir ci-dessous dans le §3 la présentation de cet organisme) a permis qu’un journal de grande diffusion comme Le Parisien propage cette erreur en 2023. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Le Parisien n’est pas véritablement en faute dans la reproduction d’une information frauduleuse : le mensonge est entièrement dû au GIEC, qui, ici comme ailleurs, et sous le couvert de l’ONU, a accumulé les affirmations inexactes. Comment Le Parisien pourrait-il mettre en doute la parole d’une agence officielle de l’ONU ? L’exemple de la « courbe en crosse de hockey » donne une réponse sans équivoque à cette question.
En Europe, l’objectif (iii) fait l’objet du « Green Deal (le Pacte Vert). Celui-ci, décidé et mis en œuvre par la Commission européenne, sous le couvert du Parlement européen, vise à réduire les émissions de CO2 (et aussi, des autres gaz à effet de serre) d’au moins 55% d’ici 2030, par rapport à leur niveau de 19907, et vise la « neutralité carbone » en 2050. Son coût (pour l’Europe seule), à l’horizon 2030, est évalué à 1150 milliards d’Euros par an. L’un des objets du présent document est de démontrer que cette dépense est, non seulement totalement inutile, mais catastrophique et ruineuse pour l’ensemble de l’économie européenne. Ceci sera discuté au §6.
3. Le GIEC : un organisme incompétent et mensonger.
Pour soutenir les thèses (i-ii), les partisans de la décarbonation (iii) s’appuient sur les rapports du GIEC Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) – IPCC (Intergovernmental panel on climate change), organisme créé en 1988, au sein de l’ONU (Organisme des nations unies)8. Les rapports du GIEC, sous la garantie de l’ONU, sont systématiquement présentés comme vérités d’Évangile. L’appellation française du GIEC laisse entendre qu’il serait composé d’experts, ce qui, n’est pas le cas. Il serait plus conforme à la vérité de traduire l’appellation anglo-saxonne de « panel », dans le sigle IPCC, par « comité ». Les rapports du GIEC (le dernier est le 6ème, sorti en 2023) sont adoptés par vote majoritaire des représentants des 195 états membres des Nations Unies (1 état = 1 voix). Cette approbation est complétée lors de conférences annuelles, les COP (Conference of parties), menées par un organisme satellite, la CCNUCC (Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques). La dernière, 28ème du nom, la COP 28, a été tenue à Dubaï en 2023. La gouvernance du GIEC est, avant tout, politique, et dépend d’une assemblée de diplomates scientifiquement non qualifiés. Seuls quelques pays membres de l’ONU ont une expertise réelle, d’ailleurs toute relative, en sciences climatiques, les autres n’ayant aucune compétence sur le sujet. Il est vrai que le GIEC fait régulièrement appel à des experts volontaires pour instruire ses rapports. Néanmoins, la rédaction finale des conclusions qui en sont tirées fait l’objet de manipulations caricaturales9. Pour démontrer l’inanité des thèses du GIEC, force est de constater que, depuis son origine, cet organisme n’a cessé de proclamer des prévisions catastrophiques, qui se sont chaque fois avérées complètement fausses10. Par ailleurs, une véritable « chasse aux sorcières » sévit contre ceux qui osent mettre en doute les conclusions du GIEC11. Le plus grand mensonge du GIEC a été de se prétendre le représentant attitré d’un consensus scientifique sur l’évolution du climat. Ce point a été vivement contesté par de nombreux groupes de spécialistes. On citera à ce sujet la « Global Warming Petition Project » ou « Pétition d’Orégon ». Celle-ci a été diffusée de 1998 à 2007 par le professeur Frederick Seitz, président de l’Académie des Sciences américaine, et de la Rockefeller University12. Le texte suivant a été signé par plus de 31 000 personnes :« Nous exhortons le gouvernement des États-Unis à rejeter l’accord sur le réchauffement de la planète signé à Kyoto13 en décembre 1997 et toute autre proposition similaire. Les limites proposées sur les gaz à effet de serre nuiraient à l’environnement, entraveraient les progrès de la science et de la technologie et porteraient atteinte à la santé et au bien-être de l’humanité. Il n’existe aucune preuve scientifique convaincante que les rejets de dioxyde de carbone, de méthane ou d’autres gaz à effet de serre provoquent ou risquent, dans un avenir proche, de provoquer un réchauffement catastrophique de l’atmosphère terrestre et de perturber son climat. De plus, il existe des preuves scientifiques substantielles que l’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique produit de nombreux effets bénéfiques sur les environnements naturels des plantes et des animaux de la Terre. »
« Les sciences du climat doivent être moins politisées, tandis que les politiques climatiques doivent s’inspirer davantage de la science. Les scientifiques doivent tenir clairement compte des incertitudes et des exagérations dans leurs prédictions de réchauffement climatique, tandis que les dirigeants politiques devraient évaluer de façon dépassionnée les coûts réels ainsi que les bénéfices projetés de leurs mesures. Les archives géologiques révèlent que le climat terrestre change depuis que la planète existe, avec des phases naturelles chaudes et froides. Le Petit Âge glaciaire n’ayant pris fin que vers 1850, il n’est pas surprenant que nous connaissions à présent une période de réchauffement. Le monde s’est réchauffé à une vitesse moitié moindre que celle que le GIEC avait prévu en se fondant sur la modélisation du forçage anthropique et de l’équilibre radiatif. Cela nous indique que nous sommes encore loin de comprendre le changement climatique. Les politiques climatiques s’appuient sur des modèles inadéquats. Les modèles présentent de nombreuses lacunes et ne constituent pas, même de loin, des outils valables pour une politique mondiale. Ils exagèrent l’influence des gaz à effet de serre tels que le CO2. De plus, ils ignorent le caractère positif d’une atmosphère enrichie en CO2. Le CO2 est la nourriture des plantes, le fondement de toute vie sur Terre. Le CO2 n’est pas un polluant, il est en réalité essentiel à la vie sur Terre. La photosynthèse est un immense bienfait. Davantage de CO2 est un bénéfice net pour la nature, car celui-ci verdit la Terre. Le CO2 additionnel dans l’air a favorisé la croissance de la biomasse végétale à l’échelle globale. Il a également un effet positif sur l’agriculture, dont les rendements augmentent dans le monde entier. Le réchauffement climatique n’a pas accru les catastrophes naturelles. Il n’y a aucune preuve statistique que le réchauffement climatique intensifierait les ouragans, les inondations, les sécheresses et autres catastrophes naturelles, ni qu’il les rendrait plus fréquentes. Il existe en revanche des preuves abondantes que les mesures de limitation des émissions de CO2 sont à la fois néfastes et coûteuses. Les politiques climatiques doivent tenir compte des réalités scientifiques et économiqus d’urgence climatique. Il n’y a donc aucun fondement à la panique ou l’alarmisme. Nous nous opposons fermement aux projets à la fois néfastes et irréalistes qui viseraient à réduire à zéro les émissions de CO2 en 2050. À l’avenir, si la science crée de nouvelles connaissances et la technologie crée de nouvelles capacités, et elles le feront certainement, nous aurons amplement le temps d’actualiser nos politiques. L’objectif d’une politique globale doit être celui de la prospérité pour tous, grâce à une énergie fiable et bon marché. Ce n’est que dans une société prospère qu’hommes et femmes ont accès à une bonne instruction, que les taux de naissances sont modérés et que les gens prennent soin de leur environnement. »
Dans la lignée du manifeste de Clintel, le livre de 880 pages de Craig Idso et Fred Singer (2019). Climate change reconsidered – The report of the nongovernmental international panel on climate change, écrit avec le concours de 35 scientifiques de 15 pays différents, présente une réfutation détaillée du 4ème rapport du GIEC. Il a été composé sous l’égide du NIPCC17 (Nongovernmental international panel on climate change) organisation de « défense du déni du changement climatique » s’opposant aux thèses du GIEC. On peut citer également l’Association des climato-réalistes18, fondée en 2016 par Benoît Rittaud, qui diffuse de nombreuses informations pertinentes sur les enjeux climatiques, mettant à mal les rapports du GIEC.
Tous ces groupes démontrent, par leur existence même, que les thèses du GIEC ne font pas consensus dans le monde scientifique. Ceci est important, car la science ne peut progresser que dans une atmosphère de libre débat, tout particulièrement quand le monde politique s’appuie sur des opinions controversées, pour imposer sans discussion à la société civile des décisions qui engagent son avenir.
[LA SUITE SUR LE SITE - Le Climat : exemple édifiant de désinformation (climato-realistes.fr)]



