Roumanie : coup d’État juridique - Par Jean-Baptiste Noé
Pendant que les regards étaient tournés vers la Syrie et le renversement d’Assad, un autre événement de grande ampleur se déroulait, en Roumanie cette fois. Dans une indifférence totale, la Cour constitutionnelle s’est livrée à un coup d’État juridique sans scrupule en annulant l’élection présidentielle la veille du second tour. Un effacement de la démocratie qui n’a trouvé aucun écho à Bruxelles.
Rappel des faits.
Membre de l’Union européenne depuis 2007, la Roumanie dispose d’une frontière avec la Moldavie et l’Ukraine et d’un accès à la mer Noire. Ce faisant, elle est l’une des bases arrière de la guerre d’Ukraine puisque c’est par elle que transite une partie du matériel livré à Kiev, c’est sur son sol que sont entraînés plusieurs régiments ukrainiens, notamment par des instructeurs français, et c’est depuis la Roumanie que partirait une éventuelle opération militaire contre la Russie. Autant dire que le conflit en Ukraine les concerne au premier plan. Loin d’être périphérique, la Roumanie est donc centrale quand on regarde l’Europe depuis la mer Noire et Odessa.
D’où l’enjeu de l’élection présidentielle qui devait se dérouler début décembre.
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