ONU : qui écoute encore vraiment la France aujourd’hui ?* - Par Frédéric Encel et Frédéric Charillon


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Le débat réunit Frédéric Charillon, professeur des universités en science politique à l’Université Paris Cité et codirecteur du centre Géopolitique, Défense et Leadership à l’ESSEC, et Frédéric Encel, docteur en géopolitique, professeur à Sciences Po Paris et à la Paris School of Business. Tous deux analysent la portée réelle du dernier discours d’Emmanuel Macron à l’ONU.

Pour Frédéric Charillon, le multilatéralisme reste indispensable face aux crises globales, même si les institutions de 1945 sont dépassées. La France demeure écoutée grâce à son statut de membre permanent du Conseil de sécurité, mais souffre d’un manque de lisibilité diplomatique et de moyens financiers. Sur l’Ukraine ou le Proche-Orient, il souligne une influence réelle mais limitée par des positions parfois contradictoires.

Frédéric Encel insiste sur les atouts structurels français : force nucléaire indépendante, poids économique, réseau diplomatique et capacité d’exportation militaire. Il rappelle que la France reste un acteur utile sur les dossiers ukrainien et européen, notamment par son rôle dans l’autonomie stratégique du continent. . En Afrique, il nuance le récit du déclin en soulignant des retours de partenaires comme le Tchad et des progrès dans des puissances régionales telles que le Kenya ou le Nigeria.

Ensemble, ils décrivent une France toujours influente, mais contrainte de s’adapter à un monde plus fragmenté et concurrentiel.

Frédéric Encel et Frédéric Charillon
*Discours de Macron à l’ONU : mais au fait, qui écoute encore vraiment la France aujourd’hui ?

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