Xi, Modi et Poutine zappent l’assemblée générale des Nations unies...* - Par François Chauvancy et Philippe Fabry
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Le boycott de l’Assemblée générale de l’ONU par Xi
Jinping, Vladimir Poutine et Narendra Modi, est le signe d’un basculement
géopolitique majeur.
Pour François Chauvancy, général (2S) et consultant
en géopolitique, cette absence manifeste la fin de la domination
occidentale : les puissances révisionnistes ne voient plus d’intérêt à des
institutions jugées inefficaces et trop marquées par l’hégémonie américaine.
Chauvancy souligne que la Russie mène une stratégie de « poussée de coins »
visant à fragmenter la coalition pro‑ukrainienne, en combinant actions
hybrides, sabotages et pressions militaires.
Philippe Fabry, docteur en droit, historien du droit, des institutions et des idées politiques, interprète également ce retrait comme une contestation frontale de l’ordre international né en 1945. Il décrit la Chine et la Russie comme des puissances révisionnistes cherchant à remodeler les rapports de force mondiaux, la première visant à supplanter les États-Unis, la seconde exploitant la guerre en Ukraine pour affaiblir l’Occident . Fabry insiste sur la montée des risques d’escalade, notamment autour de Taïwan, où Pékin teste la détermination occidentale via blocus progressifs et soutien indirect à Moscou.
Ensemble, les deux experts décrivent un monde où les anciennes règles se fissurent, où les tests de puissance deviennent des stratégies, et où l’erreur d’appréciation pourrait transformer les crises en confrontation globale.
