Environnement, énergie et industrie : la peur ou la plus mauvaise conseillère qui soit - Par Loïk Le Floch-Prigent
La politique de la peur est un échec dont toute l’Europe pâtit. La France, qui a mené une politique sage de mix électrique, paie les erreurs de l’Allemagne avec une énergie chère.
On dit que la peur est mauvaise conseillère, elle imprègne désormais une partie de la société, en particulier une jeunesse prompte à organiser des actions pour « sauver la planète » mais pas forcément à considérer que le vote est un des trésors de nos démocraties. Sans doute faut-il avertir d’urgence que le monde va mourir, mais on peut s’interroger sur l’efficacité de l’action de Greta Thunberg comme celle de bloquer une autoroute ou le périphérique parisien. Vous avez peur, nous connaissons cependant l’éphémère de la vie et notre présence assez récente sur terre, cependant l’humanité a su s’adapter depuis son arrivée et continue à s’adapter tous les jours grâce à ses connaissances sans cesse en croissance.
La peur, les peurs, ont déclenché des phénomènes collectifs de précaution conduisant même à introduire dans notre Constitution un Principe de Précaution bien fumeux et ambigu qui permet toutes les dérives dans notre pays pour échapper aux effets malsains du développement des sciences et des techniques : au nom de la précaution et du climat on peut tout se permettre, tout affirmer sans avoir à soutenir de contradictions jusqu’à frapper d’anathème définitif celui qui émettrait le début d’une interrogation.
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