La « fête des gens qu’on aime », nouvel avatar de la discrimination - Par Johan Rivalland
La « fête des gens qu’on aime » est la nouvelle lubie destinée à lutter contre les discriminations et à poursuivre l’œuvre de « déconstruction ».
Il y avait eu l’affaire des sapins de Noël. Avec son souhait d’instauration d’une « charte des droits de l’arbre ». Mais aussi les déboulonnages de statues, les suppressions de calvaires, et bien sûr aussi les « déconstructeurs » en tous genres. Le tout dans un esprit de victimisation prêt à tout pour faire régner la terreur, au profit de la volonté féroce de remettre en cause nos valeurs « passées » et d’en imposer de nouvelles, basées sur le reniement de siècles d’évolutions lentes, de pensées, de réflexions philosophiques, de traditions, d’histoire, de science, et au détriment de la liberté d’expression.
Les contempteurs de notre civilisation ne sont jamais à court d’idées. Voici donc maintenant qu’ils nous inventent la « fête des gens qu’on aime », nouvelle lubie destinée à lutter contre les discriminations et à poursuivre l’œuvre de « déconstruction ».
Ne dites plus « la fête des mères »
Car il y avait une sorte de discrimination, contre laquelle se sont semble-t-il érigées un certain nombre d’écoles en France, à célébrer les mamans, alors même que certains enfants ont connu l’immense tristesse de perdre la leur. Ou pour d’autres considérations plus dans l’air du temps dont je vous laisse apprécier la diversité.
Mais ce qui nous interpelle ici surtout est cette ténacité à pourchasser tout ce qui fait ou a fait notre culture pour tenter d’y substituer une sorte de no man’s land inconsistant, sans saveur et sans passé, où tout se vaut et où tout peut rapidement devenir suspect. À commencer par une transformation du vocabulaire, dont nous montrions récemment encore la perversité dans l’évocation de la Révolution française à travers le roman d’Anatole France Les dieux ont soif.
