Le libéralisme, remède à la médiocrité politique - Par Jean-Philippe Delsol

La politique a toujours servi de tremplin à des profiteurs, petits ou grands, pour se hausser du col, se pavaner, masquer des bassesses, s’enrichir indûment… La démocratie est censée y porter remède.


La démocratie y parvient parfois sous la pression de la vox populi qui a empêché, lors de ces élections législatives de 2022, que se présentent en Dordogne un Peyrat (LRM), condamné pour violence sexuelles, un Taha Bouhafs (NUPES) à Vénissieux pour les mêmes raisons, ou encore à Boulogne le traître Thierry Solère mis en examen pour 13 chefs d’accusation et qu’Emmanuel Macron n’a pas cessé d’utiliser pour soudoyer, sans grand succès d’ailleurs, les élus LR. Mais d’autres sont restés candidats Renaissance malgré les charges qui pèsent sur eux ou plaintes à leur encontre : Laetitia Avia, Sira Sylla… Le parti LR a pour sa part cherché à conserver, lors de son renouvellement, la vice-présidence du Parti populaire européen à l’ex-député européen Franck Proust condamné pour trafic d’influence à 12 mois de prison avec sursis et 5 ans d’inéligibilité ! Heureusement, il y a échoué.

Le pouvoir corrompt. Et ces gens-là prétendent à l’impunité. Mais plus encore, ils se croient vite intelligents parce qu’ils côtoient ceux qui côtoient Jupiter. Alors qu’ils sont simplement de bonnes marionnettes pour ceux qui les ont fait élire. « Tous les partis se ressemblent, dit le député Son-Forget qui a quitté LREM, ce sont les mêmes sociologies et les mêmes abrutis, il n’y a pas beaucoup de gens intelligents ». Les élus sont devenus des pantins aux ordres. Ils sont bridés.