Crise énergétique : une question de priorités - Par Loïk Le Floch-Prigent
La sobriété, la pénurie ou le rationnement énergétique ne sont pas une fatalité. En misant sur la relance du nucléaire et l’exploitation intelligente des énergies fossiles, il est possible de répondre à tous les besoins. Et cela laisse le temps de repenser le “renouvelable”. Il y a urgence.
Le développement de l’humanité, qui a eu tendance à s’accélérer ces derniers siècles, s’est toujours appuyé sur la disponibilité d’une énergie abondante, bon marché et souveraine. C’est donc à l’aune de cette exigence que l’on doit apprécier les propositions visant à satisfaire d’autres objectifs, en particulier la défense de l’environnement et ce que l’on appelle désormais le défi du changement climatique. En général, pour faire prévaloir des solutions qui s’avèrent plus coûteuses, les dirigeants augmentent le prix des énergies fossiles à travers les taxes. Dans bon nombre de pays, ce renchérissement artificiel du charbon, du pétrole et du gaz, considérés comme polluants et émetteurs de CO2, vise à rendre plus attractives les énergies éoliennes et solaires. L’intention, louable, se heurte à deux réalités : l’intermittence du soleil et du vent, et l’occupation de l’espace (champs de capteurs photovoltaïques et d’éoliennes) cent fois plus importante que dans toutes les autres solutions.
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Si le problème de l’espace, aisément compréhensible, suscite des réticences croissantes, celui de l’intermittence est minimisé par les études qui préconisent un mix énergétique 100 % renouvelable. Il convient donc d’y revenir pour définir les investissements prioritaires, au moment où on annonce la « fin de l’abondance », la pénurie, le rationnement, et des prix multipliés par trois, quatre, cinq et parfois dix pour l’électricité et le gaz des entreprises ! Autrement dit, quand tout le fonctionnement des pays, industries, services, modes de vie, peut ainsi être atteint, un examen approfondi s’impose.
Si le problème de l’espace, aisément compréhensible, suscite des réticences croissantes, celui de l’intermittence est minimisé par les études qui préconisent un mix énergétique 100 % renouvelable. Il convient donc d’y revenir pour définir les investissements prioritaires, au moment où on annonce la « fin de l’abondance », la pénurie, le rationnement, et des prix multipliés par trois, quatre, cinq et parfois dix pour l’électricité et le gaz des entreprises ! Autrement dit, quand tout le fonctionnement des pays, industries, services, modes de vie, peut ainsi être atteint, un examen approfondi s’impose.
