Lutte des races : ces cas de rejet des Blancs qui se multiplient en France - Par Céline Pina


De plus en plus d'actes de racisme anti-Blancs ont lieu en France. Selon Céline Pina, les groupes ethniques appartenant aux minorités ont fait du Blanc leur ennemi commun.


Atlantico : « Le blanc quitte ma ville, on est chez nous ici » s’est entendu dire Boris Venon, adjoint PS à la mairie des Mureaux, avant d’être poursuivi jusque devant son domicile et menacé de mort. Ce genre d’exemple de haine des blancs est-il en train de se multiplier ?

Céline Pina :
Tarif Yildiz, un jeune sociologue, a travaillé sur ce sujet en 2010. Il relevait l’existence d’un véritable racisme anti-Blancs dans les quartiers dits “difficiles” et pointait la violence de ce qui s’abattait sur les petits Blancs, qui vivaient des situations d’exclusion sociale et se voyaient taxés en prime d’être des salauds de privilégiés, pilleurs de richesse et oppresseurs. Il décrivait la violence des insultes, les faits de harcèlement et la violence physique. Une logique de haine et de rejet fondée sur la couleur de peau. Un racisme primaire à l’état brut. Les témoignages de jeunes collégiens qui en étaient victimes étaient très touchants. Il n’en reste pas moins qu’à l’époque (le livre date de 2010) ou aujourd’hui, le simple fait de parler de racisme anti-Blancs et d’enquêter sur ces questions est susceptible de déclencher, de la part d’une certaine gauche et d’une partie du milieu universitaire, l’accusation d’être un suppôt de l’extrême-droite. Le fait de parler de racisme anti-Blancs est encore et toujours présenté, non comme une réalité sociale, mais comme une manière d’essayer d’effacer l’existence du racisme en général et de nier les discriminations que subissent les non-Blancs. C’est tenter d’effacer le fait que lorsque l’on écrit un récit haineux qui désigne des cibles à cause de leur couleur de peau, on est raciste.

Quand on accuse le Blanc d’être à l’origine de tous les maux (racisme, esclavage, inégalités, colonisation), on justifie la haine et la violence à son égard. Et cela a des conséquences en termes d’agression. Les Rokhaya Diallo et autres Houria Bouteldja excitent cette haine raciale en déformant l’Histoire et en la réduisant à un simple et unique processus de domination où la seule question qui vaille est de savoir quel groupe ethnique est au sommet de la chaîne alimentaire, pour le détrôner et y installer le sien. Dans cette logique, l’Autre est l’ennemi et les Blancs peuvent tout à fait être victimes d’une haine raciale tout à fait décomplexée car elle se justifie au nom de la violence qu’ils auraient historiquement exercée. En même temps, la réalité de la violence raciste que ces modes de représentation génère est niée car selon le récit porté par les racialistes et les islamogauchistes, le Blanc reste privilégié. En effet, s’il peut se faire agresser sur la seule base de la couleur de peau, il échapperait aux difficultés à trouver un logement, un emploi et ne serait pas victime de discrimination. Pourtant à l’heure des quotas ethniques, ce que l’on constate n’est pas l’absence de « diversité » mais bel et bien le recul ou la disparition, dans certaines fonctions ou métiers, de fils d’ouvriers. L’arrêt de l’ascenseur social enferme les personnes dans leur condition d’origine et explique mieux nos difficultés que l'hystérisation de l’accusation de « racisme systémique ».