Les gardiens de la révolution verte - Par Bérénice Levet


Les "éveillés" du climat rêvent de forcer les consciences.

Interdire le questionnement, réprimer l’opposition, contrôler l’information, censurer l’humour et traquer la moindre déviance jusque dans la vie privée… Ainsi s’impose l’écologisme, la nouvelle révolution culturelle censée dresser l’homme de demain.


Le 1er septembre, Alain Frachon consacrait sa chronique dans Le Monde au regain de vitalité que connaissent en Russie et en Chine la notion et, par voie de conséquence, la politique de « rééducation ». Rééducation, « l’expression renvoie aux pires moments du stalinisme et du maoïsme », écrivait l’éditorialiste, « mais les héritiers du pouvoir à Moscou et plus encore à Pékin croient dans l’ingénierie politico-psychologique, la manipulation des esprits ». Convaincus qu’« on peut former un homme nouveau, forcer les consciences et lessiver les cerveaux », ils mettent l’accent sur la jeunesse. Et pour les moins jeunes, fidèle disciple de Mao qu’il s’emploie à réhabiliter, Xi Jinping se persuade qu’« on peut, en rééduquant, éliminer les “mauvaises pensées” ». Et le journaliste de conclure : « Mauvais souvenirs. »

Alain Frachon a raison de tirer la sonnette d’alarme, mais diable !, que sa description présente de ressemblances avec le monde dans lequel les « éveillés» du climat rêvent de nous faire vivre, et s’emploient déjà à nous faire vivre : éliminer les mauvaises pensées, former un homme nouveau, forcer les consciences, ingénierie politico-psychologique…