Et si on en finissait avec l’État de droit… - Par Raphaël Stainville

Après la tragédie de Lola, l'affaire de Roanne... Quand l'État de droit piétine le droit des victimes et devient une arme braquée contre ceux qu'il est censé protéger, n'est-il pas temps de vouloir le réformer sinon en finir ?


« L’État de droit doit primer. » Tels sont les mots d’Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, à la sortie du conseil des ministres. Un père s’est fait justice lui-même après que sa fille de six ans a été agressée sexuellement par un mineur isolé et le porte-parole du gouvernement, après avoir reconnu l’émotion légitime de ce père de famille, évoque… « l’État de droit ». On croît rêver. Et s’il commençait par respecter la séparation des pouvoirs en s’interdisant de commenter une affaire en cours d’instruction. Plus fondamentalement, quand est-ce que nos dirigeants comprendront que notre État de droit ne protège plus personne ? Pire, qu’il fait le jeu des barbares. L’affaire de Roanne en est la dernière manifestation.

Lola, 12 ans, suppliciée, torturée, violée, dépecée par une jeune femme algérienne sous OQTF qui n’avait rien à faire en France, a-t-elle été protégée par notre État de droit ? Bien sûr que non ! La fillette de ce père de famille de Roanne a-t-elle été protégée par l’État de droit ? Bien sûr que non. Son violeur présumé, mineur étranger isolé, ne pouvait être expulsé quoique présent illégalement après que la France a signé en 1991 la Convention européenne des droits de l’enfant, interdisant l’expulsion de mineurs étrangers. En revanche, ce même mineur étranger isolé, suspecté d’avoir agressé sexuellement sa fille, va pouvoir déposer plainte contre ce père de famille, alors même qu’il a été surpris par un voisin, s’apprêtant à récidiver…


Ce fait de la diversité n’est en rien un fait divers. C’est un crime de l’immigration incontrôlée.