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Contrepoints

Climat, rendez-nous le droit au scepticisme - Par François Gervais

Le terme « climatosceptique » est curieusement vilipendé alors que tout scientifique chevronné confirmera que le scepticisme est une vertu cardinale en Science. 

Pas moins de 1365 scientifiques, universitaires, académiciens dont un Prix Nobel, ingénieurs, professionnels de l’environnement et de la santé d’une quarantaine de pays ont signé la déclaration non pas qu’il n’y a pas de réchauffement, mais qu’il est beaucoup plus lent qu’initialement annoncé et qu’en conséquence « il n’y a pas d’urgence climatique ». Ces scientifiques se revendiquent climato-réalistes car plus attachés aux observations du climat réel qu’aux projections de modèles de climat virtuel. Comment ne pas être sceptique au vu du foisonnement de valeurs de sensibilité climatique publiées dans des revues internationales à comité de lecture qui se contredisent les unes les autres, écornant au passage le prétendu consensus ? La sensibilité climatique est l’élévation de la température de la Terre au moment où la concentration de CO2 doublerait dans l’atmosphère. Au rythme d’augmentation moyenne de 0,5 % par an depuis deux décennies, elle ne semble pas près de doubler. Comment ne pas être sceptique au vu de modèles de climat repris dans les derniers rapports AR5 et AR6 du Groupe d’expert (traduction un peu pompeuse du terme anglais « panel ») Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) qui également se contredisent les uns les autres et projettent des températures sur une tendance supérieure à que ce que montrent les observations ? Comment ne pas être sceptique au vu du spectre infrarouge du CO2 atmosphérique, proche de la saturation ? Sa proportion, actuellement de 0,04 % a certes augmenté depuis un siècle mais de seulement 0,01 %. Évaluée à partir du spectre infrarouge, cette augmentation a pu réchauffer la Terre de 0,3°C depuis 1945, année marquant le début de l’accélération des émissions. Toutefois auparavant, entre 1910 et 1945, la température était montée du double dans une période où les émissions étaient encore trop faibles pour l’expliquer, illustrant la variabilité naturelle du climat. La hausse du niveau des océans mesurée par 2133 marégraphes n’excède guère le millimètre par an. C’est la lente finale d’une hausse de 120 mètres correspondant à la dernière déglaciation, initiée il y a 15 000 ans et qui a commencé à ralentir il y a 7 000 ans. De très loin le plus grand glacier du monde montre une température stable en toutes saisons depuis qu’elle est mesurée au pôle Sud à la base Amundsen-Scott. La superficie de banquise Antarctique présente depuis 1979 une tendance à une hausse moyenne de 11 300 kilomètres carrés par an. Elle a battu un record le 21 septembre 2014.

Le climat change et a toujours changé

Le climat change comme il a toujours changé. Une des manifestations récentes est un cycle de 60-70 ans observé dans l’oscillation Atlantique multi-décennale ainsi que dans son homologue Pacifique. Cette oscillation est passée par un maximum au début de ce siècle. S’y ajoute l’effet d’îlot de chaleur urbain qui amplifie les températures moyennes par rapport aux relevés des capteurs en milieu rural qui, eux, présentent une nette baisse entre 1945 et 1975. Mesurées par 3000 stations depuis 1900, non plus la moyenne mais les fluctuations autour de cette moyenne atteignent des amplitudes de couramment 10°C en plus ou en moins. Végétation, animaux et êtres humains s’en accommodent. La fréquence et l’amplitude de ces fluctuations aléatoires sont restées les mêmes de tous temps, ce que confirme le plus ancien thermomètre du monde qui les mesure depuis 1660, s’inscrivant en faux contre la terminologie « dérèglement climatique ». Elle supposerait un « règlement » que l’on serait bien en peine de fournir puisque l’origine des fluctuations est régie par la physique du chaos et sa trop extrême sensibilité aux conditions initiales. L’inventeur du baromètre, Torricelli, est aussi l’inventeur de la météo, ayant remarqué que plus la pression atmosphérique est basse, plus elle est annonciatrice de vent, pluie, voire tempête si elle est très basse, alors que si elle est élevée, elle est annonciatrice de beau temps, voire de temps sec. Il est singulier qu’en 2022, il faille rappeler aux media de telles évidences bien connues de nos ascendants, surtout s’ils étaient agriculteurs ou viticulteurs.

CO2 et « décarbonation »

L’Organisation des Nations Unies, les Etats-Unis et l’Union Européenne ont déclaré l’année 2050 objectif de neutralité carbone. Pourtant, selon les propres chiffres du Résumé à l’attention des décideurs du dernier rapport AR6 du GIEC, « chaque 1000 gigatonnes d’émissions de CO2 cumulées réchaufferaient la Terre de 0,27°C à 0,63°C avec une meilleure estimation de 0,45°C ». Les émissions de 2021 ont atteint 36 gigatonnes dont le GIEC nous dit que 44 % sont restées dans l’atmosphère, soit 16 gigatonnes, accroissement confirmé par une moyenne annuelle de 2 parties par million (ppm) mesurée à l’Observatoire de Mauna Loa de la NOAA. Le calcul est immédiat. Selon le GIEC, la Terre se serait ainsi réchauffée de 0,45°C x 16/1000 = 0,007°C en 2021, soit 0,2°C extrapolé d’ici 2050. S’agit-il d’une telle menace existentielle qui nécessiterait impérativement de décarboner d’ici cette date ? Rappelons que la Terre s’était réchauffée de 0,6°C entre 1910 à 1945 sans qu’apparemment personne ne s’en soit ému. Par ailleurs, l’estimation du GIEC basée sur ses modèles de climat incertains et contradictoires est exagérée. Mais surtout la décarbonation serait menée à marche forcée par les pays responsables de seulement un quart des émissions. Les responsables des trois quarts, principalement des pays d’Asie comme la Chine qui consomme la moitié du charbon mondial suivie par l’Inde, ont confirmé lors de la COP26 de Glasgow qu’ils continueront à utiliser des ressources fossiles pour assurer leur développement. Au rythme de consommation actuelle, les réserves connues sont suffisantes pour encore un siècle. Insistons sur le fait que la décarbonation de la France, responsable de moins de 1 % des émissions mondiales, éviterait un réchauffement planétaire limité au millième de degré selon les propres chiffres du GIEC…

Coût de la « décarbonation »

La Banque Mondiale a évalué le coût de la décarbonation – déconstruire l’économie carbonée pour reconstruire une économie décarbonée – à 89 000 milliards de dollars d’ici 2030, un montant supérieur à la dette souveraine mondiale. Ce montant pose au moins deux questions, qui paierait et qui profiterait de cette formidable manne ? Indépendamment du coût faramineux, serait-ce techniquement faisable d’ici l’échéance annoncée ? 80 % de l’énergie produite à l’heure actuelle l’est à partir de ressources fossiles, le reste étant principalement électrique, hydroélectricité pour 6 %, nucléaire pour 4 %, le reste étant pour partie intermittent comme l’éolien et le photovoltaïque, nécessitant le nucléaire, l’hydroélectrique ou des ressources fossiles comme le gaz pour pallier l’absence de vent et de soleil en particulier en hiver. Remplacer une utilisation annuelle de quelque 12 000 millions de tonnes équivalent pétrole par une production électrique d’ici 2050 supposerait de construire une nouvelle centrale nucléaire chaque jour ou implanter 1500 éoliennes supplémentaires chaque jour. Serait-ce réalisable ? Serait-ce souhaitable car une marche forcée vers le tout-électrique induirait de graves atteintes à l’environnement par pillage disproportionné de ressources minérales, pollution afférente, tensions géopolitiques pour leur possession, hausse des prix, et risque de précarité énergétique qui affecterait en priorité les plus démunis ?

CO2 gaz de vie

Si 44 % des émissions restent dans l’atmosphère et pourraient réchauffer la Terre d’un imperceptible 0,14°C d’ici 2050, 33 % contribuent de façon indispensable et irremplaçable à la croissance de la végétation par photosynthèse. En 33 ans, un verdissement de la Terre correspondant à l’équivalent d’un sixième continent de 18 millions de kilomètres carrés a été mesuré par satellites. La biomasse a augmenté de 24 %. Le CO2 n’est nullement un polluant comme on l’a vérifié pendant la pandémie en portant un masque facial, barrière qui nous amenait à réinspirer une partie de ce que nous expirons à une concentration 25 fois supérieure à celle de l’air extérieur. C’est au contraire un fertilisant. Mesuré pour 45 plantes nutritives assurant 95 % de la nourriture mondiale en céréales, fruits et légumes, le bénéfice pour l’Humanité a été évalué à 3200 milliards d’euros, dont 500 milliards pour le riz à lui seul.




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