Censure de la loi immigration: désarmement constitutionnel - Par Vincent Trémolet de Villers

Après deux ans d’un feuilleton politique minuscule au regard des enjeux, c’est donc le retour à la case départ: une loi faussement ferme, vraiment faible.


Personne n’a gagné et la France a perdu. Le jour où l’on apprend que l’immigration n’a jamais été aussi importante dans notre pays, la fin de l’histoire de la loi Darmanin-Dussopt offre un tableau navrant. Duplicité du chef de l’État qui de sa main droite soutenait les apports de LR en saisissant de sa main gauche le Conseil constitutionnel. Demi-habileté du ministre de l’Intérieur qui ose se féliciter de la conclusion d’un processus où, de majorité contraire en commission paritaire, il aura porté un à un et au vu de tous, des discours opposés.

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Inconséquence des juges du Conseil constitutionnel qui prétendent protéger l’État de droit mais qui formatent un peu plus la fabrique de la loi, affaiblissent les pouvoirs publics et alimentent avec une force inouïe, le populisme qu’ils croient combattre. Naïveté des Républicains et du Rassemblement national qui ont cru être constructifs et n’ont été que les idiots utiles des déconstructeurs. Clément Beaune qui n’aimait pas cette loi «de droite» et

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