L’immigration clandestine progresse et elle est source de pauvreté - Par Philbert Carbon

Le dernier rapport du Secours catholique sur l’état de la pauvreté en France montre clairement que l’immigration illégale progresse fortement et qu’elle contribue à nous appauvrir.


L’adoption de la loi pour « contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » (dite « loi immigration ») le 19 décembre 2023 a donné lieu à un psychodrame dans le camp macroniste. Une petite trentaine de députés de la majorité présidentielle a voté contre le texte. Le ministre de la Santé a démissionné. Pourquoi ? Principalement parce que la loi restreint l’accès des étrangers à certaines prestations sociales.

Pourtant vouloir continuer de les verser à des personnes qui arrivent illégalement en France alors que les dépenses sociales ne cessent de croître et creusent les déficits publics, est un acte de mauvaise gestion. Rappelons que les dépenses de prestations sociales représentaient 18,3 % du PIB en 1973 et 31,6 % en 2022. La moyenne de l’OCDE est à 21,1 %. L’Allemagne est à 26,7 %. Tous les pays nordiques, berceaux de la social-démocratie, ont un taux inférieur à celui de la France : 29 % pour la Finlande ; 26,2 % pour le Danemark ; 23,7 % pour la Suède ; 20,7 % pour la Norvège.

La question est d’autant plus cruciale que l’immigration ne fait qu’augmenter. Didier Leschi, le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), est catégorique : « Il n’y a jamais eu autant d’immigrés en France qu’aujourd’hui », a-t-il déclaré sur Europe 1 en septembre 2023.

Trois fois plus de « sans papiers » en dix ans

Le Secours catholique confirme, dans son rapport 2023 sur l’état de la pauvreté en France, que l’immigration progresse.

Ce rapport (basé sur des données de 2022), qui fourmille de chiffres et de graphiques, est certes parcellaire. Il ne s’appuie, en effet, que sur les données collectées par le Secours catholique auprès d’un échantillon de 49 250 ménages représentatif du million de personnes (552 000 adultes et 475 000 enfants) accueillies dans ses quelque 2 400 centres en France. Il s’attache plus particulièrement à la pauvreté féminine. Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet, mais nous avons préféré nous attarder sur la question migratoire aujourd’hui dans l’actualité.

Parmi les personnes accueillies par le Secours catholique, les étrangers sont presque aussi nombreux que les Français (ceux-ci pouvant être, par ailleurs, d’origine étrangère). En 2022, ils représentaient 49,5 % des bénéficiaires contre 34,7 % en 2012, soit une augmentation de 42,6 % en 10 ans. Notons que la proportion a légèrement diminué par rapport à 2021 où les étrangers représentaient 50,4 % des personnes accueillies.

Plus précisément, 48 % des femmes rencontrées au Secours catholique en 2022 étaient de nationalité étrangère, 52 % des hommes et 55 % des enfants. En 2012, les proportions respectives étaient de 32 %, 39 % et 34 %. En 1999, seules 19 % des femmes reçues étaient étrangères, et 25 % des hommes. Ainsi, la part des femmes étrangères a augmenté de 50 % en dix ans (2012-2022) et de presque 153 % en 23 ans (1999-2022). Pour les hommes, l’augmentation est de 33 % entre 2012 et 2022, et de 108 % entre 1999 et 2022.