Egalité des chances : allegro ma non troppo - Par Jean-Philippe Delsol
Dans sa conférence de presse de ce 16 janvier, le président de la République a vanté l’égalité des chances : « La première injustice, […] c’est […] celle des déterminismes social et familial. Nous n’avons pas les mêmes chances […] l’avenir des enfants de la République reste encore par trop déterminé par le nom de famille, l’endroit où l’on est né, le milieu auquel on appartient. C’est la pire des injustices, l’inégalité de départ ». Pour y remédier, il a insisté sur le droit de chacun d’avoir un accès à l’éducation. La solution a-t-il dit, c’est l’école, l’école, l’école.
Injustice ?
Il a raison d’insister sur l’importance de l’école, même si je ne pense pas que ce soit pour autant une injustice de naître dans un milieu plus pauvre ou moins cultivé. Nous sommes tous différents. Ceux qui ont un physique agréable ont plus d’atouts pour avoir du succès, comme ceux qui ont une bonne mémoire par exemple. Ils ne sont pourtant pas coupables d’injustice. Car la justice est une vertu qui ne se définit que dans l’exercice de sa volonté à l’égard d’autrui. La loterie génétique (cf., sous ce titre, l’ouvrage de Kathryn Paige Harden, Les Arènes) et le hasard des naissances dotent chacun d’un certain bagage. Nous ne naissons pas comme une page blanche. Il y a des déterminismes divers et liés dans des proportions inconnues à l’inné et à l’acquis. Mais en tout homme il y a aussi sa part de liberté et de volonté qui lui permettent de surmonter les données de son état initial ou de les utiliser à bon escient.
Avant l’école, la famille a le devoir de prendre en compte les besoins différents des enfants pour grandir en sagesse et en intelligence. L’école peut, partiellement, suppléer aux carences familiales. A cet égard, il peut être utile, comme l’a proposé M. Macron, d’apprendre aux enfants le théâtre et l’histoire de l’art ou de leur imposer un uniforme. Cela peut participer à l’éveil et à la culture, qu’il faut allier pour élever l’esprit et éduquer au respect de soi et des autres. Mais le meilleur enseignement puise sans doute dans la rigueur des apprentissages et dans la juste exigence des maîtres, qui sont la plus grande chance offerte à tous ceux qui en manquent chez eux et qui risquent d’en être toujours privés pour avancer dans leur vie à défaut d’en avoir bénéficié à l’école.
Il a raison d’insister sur l’importance de l’école, même si je ne pense pas que ce soit pour autant une injustice de naître dans un milieu plus pauvre ou moins cultivé. Nous sommes tous différents. Ceux qui ont un physique agréable ont plus d’atouts pour avoir du succès, comme ceux qui ont une bonne mémoire par exemple. Ils ne sont pourtant pas coupables d’injustice. Car la justice est une vertu qui ne se définit que dans l’exercice de sa volonté à l’égard d’autrui. La loterie génétique (cf., sous ce titre, l’ouvrage de Kathryn Paige Harden, Les Arènes) et le hasard des naissances dotent chacun d’un certain bagage. Nous ne naissons pas comme une page blanche. Il y a des déterminismes divers et liés dans des proportions inconnues à l’inné et à l’acquis. Mais en tout homme il y a aussi sa part de liberté et de volonté qui lui permettent de surmonter les données de son état initial ou de les utiliser à bon escient.
Avant l’école, la famille a le devoir de prendre en compte les besoins différents des enfants pour grandir en sagesse et en intelligence. L’école peut, partiellement, suppléer aux carences familiales. A cet égard, il peut être utile, comme l’a proposé M. Macron, d’apprendre aux enfants le théâtre et l’histoire de l’art ou de leur imposer un uniforme. Cela peut participer à l’éveil et à la culture, qu’il faut allier pour élever l’esprit et éduquer au respect de soi et des autres. Mais le meilleur enseignement puise sans doute dans la rigueur des apprentissages et dans la juste exigence des maîtres, qui sont la plus grande chance offerte à tous ceux qui en manquent chez eux et qui risquent d’en être toujours privés pour avancer dans leur vie à défaut d’en avoir bénéficié à l’école.
