La transition énergétique est une tortue, il ne peut en être autrement - Par Léon Thau
La transition énergétique mondiale progresse lentement, dominée encore à 80 % par les combustibles fossiles. Malgré des investissements records dans les renouvelables et le reboisement (1 300 milliards de dollars en 2024), la croissance des énergies bas-carbone reste insuffisante pour inverser la tendance à court terme. Léon Thau critique les illusions technocratiques et médiatiques qui imaginent une transformation rapide, alors que remplacer un système énergétique mondial exige des décennies, des technologies matures et des financements colossaux. Michael Liebreich propose une modélisation prudente : si les renouvelables croissent de 5 % par an, leur part pourrait dépasser celle des fossiles d’ici 2055. Il insiste sur une approche réaliste, régionale et graduelle. La transition ne peut être linéaire ni planifiée de manière centralisée ; elle implique une réorganisation profonde de l’économie mondiale. En somme, il faut penser la transition comme une lente mutation, non comme une révolution immédiate.
Léon Thau
La transition énergétique est une tortue, il ne peut en être autrement
