Criminalité : les implacables chiffres que cachent Emmanuel Macron et le ministère de l'Intérieur - Par Xavier Raufer

Les données du ministère de l'Intérieur révèlent une hausse inquiétante de la criminalité.


Fondamental : du tricheur occasionnel au totalitaire-dur, tout pouvoir cachottier est sujet au même dilemme : il adore mentir aux autres, magnifier de fictifs succès, planquer de vrais dé­sastres ; mais ne peut se mentir à lui-même car l'absence de tableau de bord réaliste lui inter­dit de piloter son do­maine d'activité.

Que le ministère de l'Intérieur triche tant et plus, nous l'avons établi de longue date ; que ses données mensuelles InterStats visent plus à noyer le poisson qu'à informer le citoyen, est clair. Mais où sont ses instruments de travail ? Ci-dessus, en voici les premières lignes. Quand nous disions tableau interminable : 13 057 lignes sur 11 colonnes : 143 627 cellules contenant cha­cune une donnée ("victime") ou un chiffre ("16"), pour 2016, année où débute la série statis­tique. La ligne 2 de ce tableau se lit ainsi : index homicides (col. A), en 2016, dans l'Ain, on compte 5 homicides pour une population de 638 425 habitants (colonne I), ainsi de suite.


Or, par rapport à l'antérieur, ce tableau évolutif révèle une inquié­tante régression. De fait : conçu au début de la décennie 1970, l'antédiluvien "État 4001" comptait 107 index, les six pre­miers consacrés à divers types d'homicides. Les voici :