Planification écologique : impossible sans reconnaissance du besoin grandissant en électricité - Par Sandrine Gorreri
Le gouvernement doit prendre ses distances avec avec les objectifs de baisse de consommation.
Dans le cadre de la planification écologique, le résidentiel représente une part importante (un quart) des gains attendus en matière de baisse des gaz à effet de serre définis dans le cadre européen fit for 55, cadre qui fixe à -55% les objectifs d’émissions d’ici 2030, objectif réhaussé à -57% à la suite du conflit en Ukraine. Le secrétariat général à la planification écologique a décliné les moyens d’y parvenir : il s’agit essentiellement de la sortie des énergies fossiles utilisées pour le chauffage. Mais l’électrification des usages qui en découle suppose de correctement calibrer le futur mix électrique. Et non de tout miser sur une hypothétique baisse de consommation, fixée par le cadre européen (– 38 % de la consommation d’énergie primaire et – 40,5 % de la consommation d’énergie finale pour l’Union d’ici à 2030), à travers l’accélération de la rénovation énergétique.En septembre dernier, le Président de la République a présenté la planification écologique, qui avait été annoncée durant la campagne présidentielle. L’idée est de mobiliser et décliner des objectifs de transformation du pays pour répondre aux défis climatiques et environnementaux avec dans le viseur un objectif chiffré : atteindre -55% d’émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 soit 138 MteqCO2 en moins. Dans la foulée, le secrétariat général à la planification écologique (SGPE) a mis en images le chemin à parcourir : le rapport de synthèse de septembre 2023 présente les objectifs déclinés par secteur et enfin les principales mesures pour y parvenir[1].
