Supprimer l’Ecole Nationale de la Magistrature - Par Jacques Garello

L'E.N.M. : Triste creuset d’une justice politisée et aux ordres de l’exécutif


A Bordeaux vendredi Emmanuel Macron a visité avec solennité l’Ecole Nationale de la Magistrature, il en a dit tout le bien qu’il en pensait. Comme assez souvent il n’est pas en phase avec le peuple qui ne comprend pas que des milliers de délinquants soient immédiatement relâchés et des milliers d’accusés soient relaxés par des juges compatissants. Les scandales autour du Ministère de la Justice discréditent aussi les magistrats.

Recevoir les informations et les offres de La Nouvelle Lettre

Le programme libéral est clair : supprimer l’Ecole Nationale de la Magistrature. D’ailleurs alors qu’ils étaient députés Hervé Novelli et Jean Michel Fourgous avaient déposé une proposition de loi pour cette suppression, mais la majorité de l’époque n’avait pas voulu les suivre. Pourtant les arguments ne manquent pas, en voici six assez convaincants.

Soutenez La Nouvelle Lettre (nouvelle-lettre.com)

1°L’ENM professe que ce ne sont pas les individus qui sont en cause, c’est la société. Conformément au dogme marxiste, une société capitaliste aliène les individus les plus fragiles.

2°Donc dès leur sortie de l’ENM les jeunes magistrats vont adhérer au Syndicat de la Magistrature, dont l’engagement politique est bien connu depuis le fameux « mur des cons »

3°On apprend à Bordeaux que la répression est moins efficace que la rééducation : il n’est donc pas nécessaire de condamner, il vaut mieux mettre le prévenu dans une maison spécialisée ; s’il y a condamnation le juge des peines a mission d’abréger et d’alléger la détention.

4°Dès leur sortie de l’ENM de tout jeunes magistrats se voient chargés d’affaires pénales alors qu’ils n’ont aucune expérience, cela a été à la base d’erreurs judiciaires très fréquentes

5°L’ENM est une institution publique, elle marque la volonté de l’Etat de contrôler la justice. Mettre les magistrats sous la dépendance du pouvoir exécutif est unique dans les pays libres, la nature de la justice exige son indépendance.

6°Par conséquence le statut de fonctionnaires donné aux magistrats est impensable, il n’existe que dans les pays totalitaires. A l’étranger les juges sont soit élus, soit membres d’une profession libérale (souvent d’anciens avocats), soit diplômés d’universités libres.