«Pour préserver la croissance et le confort matériel, l'énergie nucléaire est indispensable» - Par Ferghane Azihari et Philippe Charlez

L'essayiste Ferghane Azihari et l'ingénieur Philippe Charlez vantent les mérites du développement industriel et de la croissance économique. Face au péril environnemental, ils devront leur survie à l'énergie nucléaire, estiment-ils.


Il y a deux siècles, l’Europe déclencha une révolution industrielle qui conféra au charbon et au pétrole – jusque-là cantonnés à des applications marginales – une utilité inédite. Nous sommes redevables aux inventeurs des machines qui ont permis de convertir l’énergie thermique en énergie mécanique puis en électricité. L’usage de ces machines au sein d’une économie dont l’ouverture s’est accélérée depuis la chute du mur de Berlin explique l’amélioration prodigieuse de la condition humaine.

La croissance économique n’a pas seulement réduit la faim, la maladie, l’ignorance, et la pénibilité du travail annuel passé en Occident de 3000 à 1500 heures entre la fin du XIXe siècle et le XXIe siècle. Elle a aussi assaini notre environnement. Aux disciples de Serge Latouche, convaincus que la qualité de l’air et de l’eau «fait partie des pertes provoquées par le productivisme», on rappellera que la pollution tuait bien plus avant la société industrielle.


   


Ferghane Azihari est essayiste, délégué général de l’académie libre des sciences humaines, membre de la Société d’économie politique et auteur de Les écologistes contre la modernité. Le procès de Prométhée (Presses de la Cité, 2021).

Philippe Charlez est ingénieur, expert en questions énergétiques à l’Institut Sapiens et auteur de l’Utopie de la croissance verte (Jacques-Marie Laffont, 2021).