Déficit : l'addition se paiera aussi à Bruxelles - Par Agnès Verdier-Molinié
La France devrait être de nouveau placée par Bruxelles en procédure pour déficit excessif. Sans réactions fortes, elle s'expose à 3 milliards d'euros de sanctions par an, s'inquiète Agnès Verdier-Molinié.
Dans les prévisions de la zone euro, nous sommes lanterne rouge en déficit public et nous n'aurons plus derrière nous que la Grèce et l'Italie en matière d'endettement public. Et la Grèce et l'Italie ont, de leur côté, des chiffres de déficits publics bien meilleurs que nous. Autour de 1 % pour la Grèce en 2024 et 4,3 % en Italie… Nous sommes donc bien isolés avec des finances publiques dégradées sur les deux cibles du Pacte de stabilité et de croissance.
