Nouvelle-Calédonie : pour un État régalien fort face aux violences - Par Éric Delbecque
La violence qui se déchaîne en Nouvelle-Calédonie appelle, en réponse, au retour à un État régalien « massif ». L’heure des choix doit sonner.
Éric Delbecque, expert en sécurité intérieure, est l'ancien directeur délégué à la sûreté de « Charlie Hebdo » après l'attentat de 2015.
Dépassons les jeux politiciens (critiquant la « méthode » de l'Élysée et de Matignon) qui pullulent autour des événements insurrectionnels qui se déroulent en Nouvelle-Calédonie ; ils relèvent authentiquement de la guérilla urbaine (en bon camusien, lorsque les carabines de grande chasse pullulent, que des magasins sont pillés, des maisons, incendiées et des gendarmes, tirés à vue, on doit « bien nommer » les choses). Il s'agit maintenant d'aller au-delà de la sidération et d'en tirer quelques analyses de fond utiles pour l'avenir, particulièrement pour les décisions difficiles qui attendent l'État dans les mois et les années à venir.
La proclamation de l'État d'urgence, une situation sécuritaire sévèrement dégradée et la mort de cinq personnes, dont deux gendarmes, exigent le refus d'enlisement dans les basses polémiques.
Le premier point capital, c'est qu'il existe bel et bien une querelle des « Anciens » (portés à la modération) et des « Modernes » (disons plutôt les « Nouveaux » ou les « Jeunes », adeptes de la violence). Concrètement, la rupture est générationnelle entre les « Anciens » représentés par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), favorables au dialogue, et les « Modernes », symbolisés par la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) de Christian Tein, qui, à l'évidence, joue un double jeu en pratiquant le « oui, mais… » ; c'est-à-dire déplorer superficiellement la brutalité pour terminer en affirmant que « certains » l'ont bien cherché… Manipulation basique qui ne trompe plus grand monde, certes. Cependant, on constate qu'elle se trouve une fois de plus mise en œuvre.
Dépassons les jeux politiciens (critiquant la « méthode » de l'Élysée et de Matignon) qui pullulent autour des événements insurrectionnels qui se déroulent en Nouvelle-Calédonie ; ils relèvent authentiquement de la guérilla urbaine (en bon camusien, lorsque les carabines de grande chasse pullulent, que des magasins sont pillés, des maisons, incendiées et des gendarmes, tirés à vue, on doit « bien nommer » les choses). Il s'agit maintenant d'aller au-delà de la sidération et d'en tirer quelques analyses de fond utiles pour l'avenir, particulièrement pour les décisions difficiles qui attendent l'État dans les mois et les années à venir.
La proclamation de l'État d'urgence, une situation sécuritaire sévèrement dégradée et la mort de cinq personnes, dont deux gendarmes, exigent le refus d'enlisement dans les basses polémiques.
Le premier point capital, c'est qu'il existe bel et bien une querelle des « Anciens » (portés à la modération) et des « Modernes » (disons plutôt les « Nouveaux » ou les « Jeunes », adeptes de la violence). Concrètement, la rupture est générationnelle entre les « Anciens » représentés par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), favorables au dialogue, et les « Modernes », symbolisés par la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) de Christian Tein, qui, à l'évidence, joue un double jeu en pratiquant le « oui, mais… » ; c'est-à-dire déplorer superficiellement la brutalité pour terminer en affirmant que « certains » l'ont bien cherché… Manipulation basique qui ne trompe plus grand monde, certes. Cependant, on constate qu'elle se trouve une fois de plus mise en œuvre.
