Écologie, le nouvel eldorado du fisc - Par les Contribuables associés
Fidèle à sa réputation, l’association Contribuables Associés jette un nouveau pavé dans la mare en s’attaquant au nouvel eldorado du fisc qu’est l’écologie politique. Elle ruine l’économie en appauvrissant les ménages, en réduisant la compétitivité des entreprises et en détruisant l’emploi. Malgré cela, la France qui n’émet que 1% du CO2 dans le monde continue, à marche forcée, poussée par Bruxelles.
Du nucléaire à l’agriculture, de la voiture électrique aux énergies renouvelables, l’écologie politique ruine l’économie et l’emploi. Et ses effets bénéfiques sur l’environnement ne sont qu’un trompe-l'œil.
En déclarant qu’elle « préfère des femmes qui jettent des sorts, plutôt que des hommes qui construisent des EPR (centrales nucléaires) », la députée écologiste Sandrine Rousseau a résumé le combat que l’écologie politique mène contre la science. Quel que soit le problème identifié, l’écologie politique est peu attentive à la réalité et à l’efficacité des mesures qu’elle prône.
Quand l’écologie a le pouvoir d’infléchir l’économie, elle ne se soucie pas de la casse humaine que provoque la recherche du « made in nature » à tout prix.
La crainte du réchauffement climatique a justifié l’émergence d’une fiscalité environnementale et le sacre des énergies renouvelables. De quoi laminer le portefeuille des particuliers et des entreprises.
La transition écologique se caractérise surtout par l’émergence d’une fiscalité qui frappe tous azimuts.
Plus d’une cinquantaine de taxes ont permis à l’État de lever 56,4 milliards d’euros en 2019 (dernière année hors Covid) contre 40,3 milliards d’euros en 2005.
Chaque année, de nouvelles taxes sortent du chapeau législatif et Bruxelles encourage les États à alourdir le poids que la taxe carbone fait peser sur la facture énergétique des particuliers et des entreprises.
Tous ces prélèvements, justifiés par la grande frousse du réchauffement climatique, ont pour effet d’asphyxier les ménages, de brider l’économie, et de faire la part belle aux énergies renouvelables, quitte à faire une croix sur la seule énergie décarbonée réellement disponible : le nucléaire.
Points clés de l’étude : La France représente moins de 1% des émissions de CO2 mondiales. Les ménages français acquittent en moyenne 915 euros par an au titre de la fiscalité énergétique. Le tout-électrique automobile va entraîner la suppression de 100 000 emplois en France. 90% des éoliennes installées en France sont fabriquées à l’étranger. Les pales de la majorité des éoliennes en service ne sont recyclables qu’à environ 35%.
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La transition écologique, vache à lait pour les caisses de l’État
Dans sa dernière et passionnante étude intitulée Écologie, le nouvel eldorado du fisc, l’association Contribuables Associés ne déroge pas à son habitude : dénoncer la gestion absurde des deniers publics et la manière dont l’État s’enrichit sur le dos des contribuables. Et cette fois, elle passe à la moulinette toutes les conséquences du réchauffement climatique. « Sa crainte a justifié l’émergence d’une fiscalité environnementale et le sacre des énergies renouvelables. De quoi laminer le portefeuille des particuliers et des entreprises », juge l’association qui a dénombré une cinquantaine de taxes créées, qui ont rapporté à Bercy plus de 56 milliards d’euros en 2019, contre 40 milliards en 2005. Si la France, qui se retrouve maintenant dans la moyenne européenne, elle ne compte malheureusement pas se calmer en si bon chemin, aidée, il est vrai, par par Bruxelles « qui encourage les États à alourdir le poids que la taxe carbone fait peser sur la facture énergétique des particuliers et des entreprises. »
L’écologie ruine autant l’économie qu’elle détruit l’emploi
Or s’il est bien une certitude, c’est que l’écologie ruine autant l’économie qu’elle détruit l’emploi et les écologistes, à force de prophéties, s’emploient à tuer la croissance en donnant la préférence aux énergies renouvelables. Et à quel prix ? L’engagement public a été estimé à 121 milliards d’euros (dont 41 pour l’éolien). Et tout cela, alors que la France n’émet que 1 % des émissions de CO2 dans le monde, notamment grâce au nucléaire que les écolos s’échinent à combattre !
La voiture électrique est le parfait exemple de cette destruction, qui contrairement à la doctrine de Schumpeter, n’est pas créatrice, bien au contraire : « Outre le fait que le prix de ces véhicules risque de les rendre inabordables pour la classe moyenne, l’abandon du moteur thermique va détruire un des derniers bastions industriels français », explique Contribuables Associés : 500 000 emplois industriels pourraient disparaître en Europe d’ici à 2035 quand quelques 226 000 emplois seront créés dans l’électrique, ce qui aboutit à une disparition nette de 275 000 emplois. En France, 100 000 salariés pourraient, quant à eux, perdre leur emploi dans la métallurgie. On retrouve cette même absurdité dans le solaire et l’éolien, où l’on donne les clés du marché français aux Chinois et aux Américains.
Pour financer les énergies renouvelables, rien de plus facile pour l’État que de tourner le curseur de la fiscalité. « Couche après couche, la fiscalité environnementale s’ajoute à la fiscalité traditionnelle et aucune éclaircie ne se dégage pour les contribuables, bien au contraire », remarque l’association dans son rapport. Aujourd’hui, la fiscalité dite verte s’attaque aux énergies fossiles (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques ou TICPE), à l’électricité (contribution au service public d’électricité ou CSPE) et le gaz naturel (taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel ou TICGN). Mais on pourrait en citer de nombreuses autres… une des plus néfastes étant la taxe carbone, qualifiée de cilice budgétaire. Le problème, c’est que chaque année, de nouvelles taxes sont imaginées, qui ne sont rien d’autres que des alibis pour sauver la planète. Et Contribuables Associés de citer l’exemple du malus écologique qui se déclenche tous les ans un peu plus tôt. Si le pire n’est jamais certains, dit-on, il s’approche à grands pas avec l’adoption, par la France, du Paquet climat, de la loi Climat et résilience dont beaucoup d’articles ont vu le jour dans les cerveaux des spécialistes autoproclamés du climat, les participants à la convention citoyenne pour le climat de 2020. C’est notamment le cas de l’écotaxe qui sera laissée au libre choix des régions… Or l’Ile de France, la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle Aquitaine se sont déclarées prêtes à la mettre en œuvre immédiatement.
La fiscalité écologique pèse à elle seule 915 euros par an
La conséquence est facile à imaginer. La fiscalité énergétique grignote le pouvoir d’achat des Français : son poids serait de 915 euros par an, selon Bercy. « Il est plus de trois fois plus important pour les 20 % de Français les moins riches comparé aux 20 % les plus aisés », rapporte l’association qui pointe un effet pervers : l’État se retrouve obligé de venir au secours de certains ménages (au prix d’un creusement des déficits) qu’il ruine. Autre effet délétère : la fiscalité verte amoindrit la compétitivité des entreprises françaises.
S’il en est ainsi, c’est la fiscalité verte a un défaut : elle augmente le prix des autres énergies, en particulier notamment celui de l’électricité. L’association s’est intéressé aux éoliennes et démontre comment, non seulement, elles ruinent les paysages français mais en plus, comment elles coûtent extrêmement cher aux contribuables. Et la (bien mauvaise) plaisanterie n’est pas près de s’arrêter car l’État s’est lancé dans une course en avant : « Le parc éolien terrestre compte plus de 8000 mâts répartis sur 1380 parcs. 8000 à 12 000 éoliennes terrestres ou maritimes pourraient s’y ajouter à l’horizon 2028 », comptabilise Contribuables Associés. Leur coût est jugé prohibitif : il est financé sur la facture d’électricité par la contribution au service public de l’électricité, soit environ 60 euros par an et par foyer. Sans compter l’argent apporté par Bercy. En fait, si les éoliennes sont de tels gouffres financiers, c’est que l’énergie qu’elles produisent est subventionné par l’État (et donc le contribuable) et elle le sera encore longtemps. Cerise sur le gâteau, elles ne seraient pas aussi vertes que présenté : tout au long de leur vie, de la construction au démantèlement en passant par l’extraction de terres rares, leur impact sera important sur l’environnement.
Une étude à lire absolument et rapidement mais qui risque cependant d’énerver bon nombre de lecteurs qui s’apercevront où part l’argent de leurs impôts.
La transition écologique, vache à lait pour les caisses de l’État - Valeurs actuelles


