Jean-Christophe Buisson: «L’Arménie de nouveau agressée: jusqu’où ira le bellicisme d’Aliev?»
Comme tout autocrate qui se respecte, le président de l’Azerbaïdjan confond communication et propagande, c’est-à-dire mensonge, argumente le directeur-adjoint du Figaro Magazine.
L’Arménie compte déjà plus de 100 morts depuis le début de l’attaque de son territoire par l’Azerbaïdjan, mardi 13 septembre. «L’Histoire se répète toujours deux fois: la première fois comme une grande tragédie, la seconde fois comme une farce sordide», jugeait Karl Marx. Sauf pour le peuple arménien, pour lequel elle a toujours pris l’allure d’une grande tragédie.
Cette fois-ci comme les précédentes: en 1920, quand 20.000 habitants de Chouchi furent passés au fil de l’épée de l’armée islamique du Caucase créée sous l’égide du voisin turco-ottoman que le génocide de 1915 n’avait pas rassasié ; en 1992, quand Bakou lança en vain ses troupes sur les habitants du Haut-Karabakh qui, refusant de rester des citoyens azerbaïdjanais comme le leur avait imposé Staline soixante-dix ans plus tôt, avaient proclamé leur indépendance ; en septembre 2020, quand Ilham Aliev tenta de reconquérir ces mêmes terres arméniennes.
La France peut-elle répondre au défi lancé par l’Azerbaïdjan, depuis la signature, par Ursula von der Leyen, d’un accord prévoyant de doubler les importations de gaz azerbaïdjanais dans l’UE ?
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