Patrice Cahart : «La prolifération des éoliennes, prochain désastre après le fiasco du nucléaire»

Le projet de loi destiné à «accélérer les énergies renouvelables» entend supprimer les rares verrous législatifs qui ralentissent encore la multiplication des éoliennes, dont la nocivité est pourtant avérée tant pour les riverains que pour les animaux et les paysages, s’alarme l’inspecteur général des finances honoraire.


Patrice Cahart est ancien élève de l’ENA. Ancien haut fonctionnaire au ministère des Finances. Il est notamment l’auteur de La Peste éolienne (Éditions Hugo & Cie, 2021).

Le gouvernement va déposer fin septembre un projet de loi destiné à «accélérer les énergies renouvelables», c’est-à-dire, pour l’essentiel, l’éolien et le photovoltaïque. Dans sa rédaction actuelle, ce texte souffre de graves défauts.

Pendant quatre ans, les projets éoliens de moins de vingt engins (c’est-à-dire la grande majorité) pourraient être admis sans avoir fait l’objet d’une «évaluation environnementale». Or cet examen des incidences des projets sur l’environnement est l’un des piliers de notre politique écologique. Sans lui, quantité d’installations nuisibles pourraient surgir. Même les écologistes s’émeuvent de cette mesure.

Un autre article du projet de loi faciliterait le déboisement pour faire place aux éoliennes et aux capteurs photovoltaïques. La France tournerait ainsi le dos à la politique de reboisement menée depuis Colbert.



Nos éoliennes terrestres ne fonctionnent qu’à 25% de leur puissance, et nos capteurs photovoltaïques, qu’à 14%.


Au cas où le gouvernement persisterait dans sa volonté d’accélérer les implantations de « renouvelables », la moindre des choses serait de mettre les proches voisins et les sites culturels à l’abri des excès.


Pour les projets futurs, l’exemple d’Oléron nous instruit une nouvelle fois: les riverains et les pêcheurs ont obtenu une distance de 35 km qui, néanmoins, semble insuffisante.