Zoom sur la rentabilité ou non des renouvelables - Par André Pellen
Battons en brèche l’idée reçue selon laquelle existeraient des énergies renouvelables rentables, en dehors d’une énergie hydraulique dont on rappelle que le gisement français est quasi épuisé.
Aujourd’hui, que l’on soit pour ou contre le nucléaire, cultiver une réputation d’analyste pondéré et sérieux oblige à la posture de bon aloi consistant à assortir ses raisonnements de l’affirmation selon laquelle les énergies renouvelables « rentables » doivent être développées dans tous les cas. La réputation prend singulièrement du relief quand on va jusqu’à déclarer que, sans elles, le nucléaire seul ne parviendra jamais à couvrir nos futurs besoins électro énergétiques.
Pour faire un sort à cette dernière affirmation plus que gratuite, il suffit de renvoyer nos compatriotes au souvenir de ce qu’était leur système électrique durant les deux dernières décennies du siècle passé et, surtout, la qualité et le prix du KWh qui leur était alors fourni, sans éolien et sans photovoltaïque. Il ne fait de surcroît guère de doute que la production nucléaire de base continuera longtemps à ne pouvoir être assistée à la marge que par le gaz, par le fuel ou même par le charbon, l’utilité d’aéro et d’hélio générateurs impropres aux réglages du réseau étant quasi nulle.
Reste toutefois à préciser deux choses : le caractère sans objet de la préoccupation CO2, en l’espèce, ce gaz n’étant généré chez nous par la production électrique qu’à hauteur de 4,8 % du total ; la guerre en Ukraine n’a pas sonné la fin de l’histoire du prix mondialement maitrisé des hydrocarbures et, surtout, de l’accès commercial facile à des réserves encore suffisamment abondantes.
Cela dit, employons-nous à battre en brèche la funeste idée reçue selon laquelle existeraient des énergies renouvelables rentables, en dehors d’une énergie hydraulique dont on rappelle en passant que le gisement français est quasi épuisé et que la rentabilité est largement renforcée par la nécessité de la présence. Ceci fait, la démonstration sera apportée que, délibérément ou non, les nombreux propagateurs de cette idée se font les complices de la falsification intrinsèque et largement entretenue du marché européen de l’électricité, dont les Français sont les victimes les plus atteintes. Samuel Furfari vient de la dénoncer brillamment.
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