Macron, en marche vers le grand remplacement - Par Guillaume Bigot

L’immigration est tellement une chance pour la France que notre président veut en faire profiter les campagnes les plus reculées.


Le 15 septembre dernier, dans une allocution aux préfets, le président de la République a annoncé que le gouvernement déposerait, début 2023, un projet de loi visant à réformer le droit d’asile. Et ce droit mérite effectivement d’être réformé tant sa mise en œuvre s’est transformée en pompe aspirante d’une immigration économique.

Inspiré par l’Église catholique à une République qui reste, à bien des égards, sa fille ainée (Marianne n’est autre que la contraction de Marie et d’Anne), ce devoir de protection ne concernait, à l’origine, que quelques milliers de réfugiés politiques.

Dans les années 1980, moins de 15 000 demandes annuelles d’asile étaient reçues à nos frontières. En 2019, 170 000 demandeurs d’asile ont été admis sur notre territoire. Loin de vouloir sérieusement réformer le droit d’asile, Emmanuel Macron a ressorti sa petite ficelle de prestidigitateur, ficelle de plus en plus grossière, de plus en plus visible, celle du « en même temps ».

La première incohérence d’Emmanuel Macron consiste à traiter « en même temps » d’asile et d’immigration alors que le principal problème du droit d’asile réside son détournement en filière d’immigration.


Inefficace, c’est un euphémisme puisque 7 demandeurs d’asile sur 10 sont déboutés et que sur les 7 déboutés, 8 sur 10 ne seront jamais reconduits chez eux.

Vous aurez plus de « migrants » mais je vais mieux les répartir.