Faut-il lancer le procès du siècle contre les sombres intérêts et tortueuses sources de financement des associations environnementales à la Greenpeace ?
Greenpeace considère qu'il est nécessaire de redémarrer les centrales au charbon et de renoncer au nucléaire. Cette mesure, poussée par l’idéologie, permet de lever le voile sur les intérêts financiers de Greenpeace et sur le financement des associations environnementales, notamment via Gazprom.
Atlantico : Face à la crise énergétique, Greenpeace estime qu'il est nécessaire de redémarrer les centrales au charbon, mais pas le nucléaire. Dans quelle mesure est-ce une recommandation poussée par l’idéologie ?
Drieu Godefridi : Nos lecteurs doivent comprendre que ce qui fonde la démarche du mouvement écologiste occidental n’est en rien la lutte contre les émissions de CO2 et le réchauffement climatique. En effet, ces organisations et partis ont été, pour la plupart, fondés bien avant que la théorie du réchauffement dit anthropique ne viennent à éclore. Par exemple, Greenpeace était fondée en 1969. À l’époque, la théorie du réchauffement anthropique n’existait pas. En réalité, ce qui fonde l’ensemble du mouvement écologiste occidental est la haine de l’énergie nucléaire. C’est le cas de Greenpeace, comme des partis écologistes belges, par exemple. La raison d’être initiale de ces organisations est le démantèlement et la destruction du nucléaire civil dans nos pays. Tel est le premier malentendu quant au mouvement écologiste. Le deuxième malentendu consiste à penser que cette priorité aurait cédé le pas à la lutte contre les émissions de CO2 : rien n’est plus faux. Certes, les organisations écologistes se sont annexé — avec un succès remarquable — le thème du réchauffement climatique et de la lutte contre les émissions humaines de CO2. Mais leur priorité — la destruction du nucléaire civil — n’a pas changé. En atteste, de façon incontestable, le fait que lorsqu’il s’agit de choisir entre le nucléaire (qui n’émet pas de CO2) et le gaz (massivement émetteur de CO2), ou même le charbon (de toutes les sources d’énergie, la plus émettrices de CO2 et la plus polluante !), Greenpeace et les autres écologistes intégristes (tels les partis écologistes belges, allemand, français) optent sans barguiner et systématiquement pour le gaz et le charbon. Pour tenter de maintenir une forme de cohérence dans le message, notamment à l’usage des électeurs les moins instruits, les écologistes expliquent que le gaz — et désormais le charbon — n’est à privilégier que de façon ‘temporaire', le temps de passer au ‘100% renouvelable’. Ce qui est un mensonge grossier, car le vent et le soleil sont intermittents et qu’en l’état actuel des projections technologiques, même les plus optimistes, on ne pourra jamais se passer, en parallèle des intermittentes, de sources d’énergie pérennes. En Allemagne, depuis dix ans, Greenpeace est l’un des principaux sponsors des énergies fossiles massivement émettrices de CO2. C’est un fait.
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