Il est ridicule de comparer les températures actuelles avec celles d’il y a 125 000 ans - Par Steve Milloy


Steve Milloy est Senior Fellow à l’Institut américain Energy and Environment Legal Institute. Il vient de publier un article dans lequel il dénonce la tromperie des températures moyennes d’aujourd’hui comparées avec celles d’il y a des milliers d’années. 

Voici ce qu’il dit :

« Les « experts » du réchauffement climatique ont affirmé que les 3 et 4 juillet ont été les deux jours les plus chauds jamais enregistrés sur Terre. La température mondiale moyenne signalée ces jours-là a été de 62,6 degrés Fahrenheit (ou 17°Celsius), la plus chaude enregistrée depuis 125 000 ans. La température a été calculée par le Climate Reanalyzer de l’Université du Maine, qui s’appuie sur un mélange de données de température par satellite et d’estimations de modèles informatiques pour calculer les moyennes des températures. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de données satellite concernant les températures d’il y a 125 000 ans. Les estimations actuelles ne peuvent pas être comparées correctement avec les estimations de la température mondiale d’il y a des milliers d’années.

D’ailleurs, une alternative plus probable à l’estimation de 62,6 degrés F est quelque chose autour de 57,5 degrés F (ou 13.8° C). Cette dernière est une moyenne des mesures réelles de températures de surface relevées dans le monde entier et traitées minute par minute par un site Web intitulé temperature.global. Les chiffres sont restés stables cette année, sans aucun pic en juillet. De plus, la notion de « température globale moyenne » n’a pas de sens. La température globale moyenne est un concept inventé par et pour l’hypothèse du réchauffement climatique. C’est plus un concept politique que scientifique. La Terre et son atmosphère sont vastes et diversifiées, et aucun endroit n’est significativement moyen.

La température mondiale moyenne change également sur une base saisonnière : les températures sont plus élevées à l’échelle mondiale pendant l’été dans l’hémisphère nord. Dans ce cas, les températures calculées par le Climate Reanalyzer au début de juillet ont été faussées par une vague de chaleur dans l’Antarctique. C’est probablement l’explication de la différence entre les estimations de 62,6 degrés et de 57,5 degrés. Un autre problème est que nos données de température sont imprécises. Il a été estimé que 96% des stations américaines qui relèvent la température produisent des données inexactes. Environ 92% d’entre elles auraient une marge d’erreur d’un degré Celsius complet, soit près de 2 degrés Fahrenheit. Les stations ont également tendance à être limitées aux zones peuplées. Sur une grande partie de la surface de la Terre – non peuplée -, la température n’est pas du tout mesurée. Bien que la National Oceanic and Atmospheric Administration aime présenter les températures mondiales à partir de 1880, la collecte régulière de températures dans des endroits tels que les pôles nord et sud a commencé beaucoup plus tard.

Il n’est pas plausible – c’est même ridicule – de comparer les températures actuelles avec celles d’il y a 125 000 ans. »