Non, une vague de chaleur même planétaire n’est pas la fin du monde
La dramatisation ne règle pas les problèmes. Elle attire l’attention et puis elle lasse. L’hystérie climatique dont les médias se délectent en nous annonçant tous les jours des températures « extrêmes », « record » et « mortelles » qui frappent l’Asie, les États-Unis et l’Europe… est contre-productive et souvent scientifiquement douteuse. Non la planète ne va pas devenir inhabitable dans quelques années. Le laisser entendre rend de plus en plus difficiles et en apparence inutiles les stratégies rationnelles et de long terme indispensables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et pour faire face aux conséquences du réchauffement.
Les médias adorent dramatiser. Cela crée de l’attention. Ils se délectent à annoncer tous les jours les records de chaleur battus dans le monde. Il n’y a pas un journal, une chaîne de télévision, un site d’informations ou une station de radio qui ne fasse depuis plusieurs jours ses gros titres sur les températures « extrêmes » et « mortelles » qui frappent l’Asie, les États-Unis et l’Europe…
On nous annonce une apocalypse qui scientifiquement est une absurdité. Non, la planète ne sera pas inhabitable dans quelques années. Plus grave encore, annoncer jour après jour des catastrophes à venir a avant tout un seul effet, démobiliser et décourager. L’hystérie climatique ne mène nulle part. Elle rend plus difficiles et même en apparence inutiles les stratégies rationnelles et de long terme indispensables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et pour faire face aux conséquences du réchauffement. A quoi cela peut-il donc bien servir de mobiliser des moyens humains et financiers considérables sur des décennies pour réduire les émissions de gaz à effet de serre si nous sommes de toute façon condamnés à dessécher…
Non, une vague de chaleur même planétaire n’est pas la fin du monde - Transitions & Energies (transitionsenergies.com)
Le froid tue 10 fois plus que la chaleur extrême
Une vague de chaleur s’est abattue sur le sud de l’Europe. Les médias et les politiques ne cessent d’en parler et en profitent pour nous rappeler les dangers du réchauffement climatique et le besoin d’agir. Pourtant, même s’il ne faut évidemment pas sous-estimer les conséquences des vagues de chaleur, les données scientifiques montrent que ce sont bien les vagues de froid qui devraient surtout nous inquiéter. Une étude publiée au mois de mars par la revue The Lancet est intitulée « Surmortalité attribuée au chaud et au froid : étude d’impact sur la santé dans 854 villes d’Europe ». Les auteurs – 21 chercheurs européens – ont réalisé une évaluation complète de la mortalité due à la chaleur et au froid dans toutes ces zones urbaines, en tenant compte des différences géographiques et des risques spécifiques à l’âge.
Ce travail a été effectué entre le 1er janvier 2000 et le 12 décembre 2019, en utilisant l’ensemble des données disponibles d’Eurostat sur les adultes âgés de 20 ans et plus vivant dans ces zones. Elles ont été complétées par celles du réseau de recherche propre à chaque ville concernée. Le tout a ensuite été mis en regard des températures minimales et maximales. Les conclusions ne laissent aucun doute. Dans ces 854 zones, les auteurs ont constaté un excédent annuel de 203 620 de décès dus au froid et de 20 173 décès dus à la chaleur. Les résultats différaient selon l’emplacement des zones en Europe et les tranches d’âge, les effets les plus marqués affectant les villes d’Europe de l’Est, pour le froid comme pour la chaleur.
Il existe aussi des variations locales dues aux caractéristiques urbaines. Selon l’étude, les résultats sont cruciaux pour la conception des politiques sanitaires et climatiques nationales et locales. A condition de ne pas accuser la chaleur à la place du froid…
Le froid tue 10 fois plus que la chaleur extrême
Une vague de chaleur s’est abattue sur le sud de l’Europe. Les médias et les politiques ne cessent d’en parler et en profitent pour nous rappeler les dangers du réchauffement climatique et le besoin d’agir. Pourtant, même s’il ne faut évidemment pas sous-estimer les conséquences des vagues de chaleur, les données scientifiques montrent que ce sont bien les vagues de froid qui devraient surtout nous inquiéter. Une étude publiée au mois de mars par la revue The Lancet est intitulée « Surmortalité attribuée au chaud et au froid : étude d’impact sur la santé dans 854 villes d’Europe ». Les auteurs – 21 chercheurs européens – ont réalisé une évaluation complète de la mortalité due à la chaleur et au froid dans toutes ces zones urbaines, en tenant compte des différences géographiques et des risques spécifiques à l’âge.
Ce travail a été effectué entre le 1er janvier 2000 et le 12 décembre 2019, en utilisant l’ensemble des données disponibles d’Eurostat sur les adultes âgés de 20 ans et plus vivant dans ces zones. Elles ont été complétées par celles du réseau de recherche propre à chaque ville concernée. Le tout a ensuite été mis en regard des températures minimales et maximales. Les conclusions ne laissent aucun doute. Dans ces 854 zones, les auteurs ont constaté un excédent annuel de 203 620 de décès dus au froid et de 20 173 décès dus à la chaleur. Les résultats différaient selon l’emplacement des zones en Europe et les tranches d’âge, les effets les plus marqués affectant les villes d’Europe de l’Est, pour le froid comme pour la chaleur.
Il existe aussi des variations locales dues aux caractéristiques urbaines. Selon l’étude, les résultats sont cruciaux pour la conception des politiques sanitaires et climatiques nationales et locales. A condition de ne pas accuser la chaleur à la place du froid…
