Il n’y a que les pays non démocratiques qui bloquent les réseaux sociaux pour éviter les émeutes - Par Jean-Marc Sylvestre
La nuit du 14 juillet fait peur à tout le monde en France alors que beaucoup de leaders politiques commencent à dénoncer le rôle des réseaux sociaux dans l’organisation des manifestations les plus violentes. La France ne les bloquera pas pour autant.
Selon une étude réalisée par Surfshark, spécialisée dans la protection de la vie privée, les pays qui bloquent ou interdisent les réseaux sociaux sont essentiellement des pays dirigés par des gouvernements non démocratiques.
Un pays comme la France très républicain et qui va fêter le 14 juillet, jour national des libertés, n’a pas le droit d’ouvrir le débat qui met en cause les réseaux sociaux et pourtant, c’est bien ce qui va se passer. Une fois de plus.
La violence des émeutes ces dernières semaines a relancé le débat sur le rôle des réseaux sociaux dans l’organisation des manifestations et sur la possibilité de les bloquer pour empêcher ou freiner les rassemblements non autorisés.
Il ne fait de doute pour personne désormais que le fonctionnement des réseaux sociaux permet à des manifestations non autorisées de s’organiser et de se gérer de façon très efficace pour obtenir le résultat escompté. Les réseaux sociaux permettent de convoquer les manifestants au dernier moment, ils permettent de leur trouver des cibles et des munitions, ils permettent enfin d’échapper très vite aux policiers et se regrouper ailleurs. Ajoutons à cela que les réseaux permettent de diffuser des vidéos qui apportent la preuve de la manifestation et le moyen de se challenger entre bandes ou entre quartiers. La manifestation est importante mais l’image de la manifestation a un impact presque plus fort. Ajoutons que les réseaux permettent enfin d’organiser la vente des butins récupérés pendant les pillages. La boucle est bouclée. Le réseau digital organise l’évènement et assure le service de vente après la manif via des sites de e-commerce.
