Pierre Lellouche : «L’Otan ne sait pas quoi faire de l’Ukraine»
Pour l’ancien président de l’Assemblée parlementaire de l’Otan, Pierre Lellouche, le dernier sommet de l’Otan à Vilnius n’a «rien réglé» quant à l’avenir de l’Ukraine. S’il a consacré en apparence le triomphe des États-Unis, des problèmes considérables restent irrésolus.
Plus que jamais, Biden, qui s'est imposé depuis un an et demi, comme le chef de guerre de «l'Occident collectif» face à Poutine, décide de tout: des armes qui sont livrées à Kyiv, de leur calendrier et même de leur emploi. C'est Biden qui impose son veto à l’entrée de l’Ukraine dans l'Otan, une adhésion pourtant ardemment revendiquée par Zelensky et ses soutiens les plus proches dans les États baltes, en Pologne, et désormais en France.
La porte de l'Otan reste toujours close pour l’Ukraine, du moins pour l'instant, et à tout le moins tant que durera le conflit, car il est hors de question d'entrer en guerre contre la Russie en mettant en œuvre la garantie de sécurité collective prévue à l'article 5 de la Charte de l'Atlantique Nord.
Commencée il y a six semaines, la contre-offensive, comme il était prévisible, marque le pas, confirmant le fait qu'aucun des belligérants n'est en mesure de prendre l'ascendant sur l'autre.
