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Mathieu Bock-Côté: «Le regain de la violence d’extrême gauche»

Mercredi soir, à Toulouse, alors que devait avoir lieu une conférence de Robert Ménard, en compagnie de l’essayiste François Bousquet, des militants d’extrême gauche ont cherché à perturber l’événement de la manière la plus violente qui soit. L’agression n’a pas eu grand écho médiatique, ce qui surprend à un moment où on s’inquiète vivement de la violence contre les élus et autres membres de la classe politique. Apparemment, la nouvelle n’était pas assez grave pour mobiliser les gardiens de la République. Selon l’étiquette qu’on vous collera, on vous plaindra, on vous maudira ou on ne vous mentionnera même pas.
Plus encore, lorsque la nouvelle a été rapportée, c’était de bien étrange manière. Ainsi, on a parlé dans certains médias de violents incidents mettant en scène les «antifascistes» et «l’extrême droite», comme s’il fallait présenter à la manière de deux bandes armées également organisées ceux qui attaquent une conférence et le service d’ordre qui assure la sécurité de l’événement. L’agresseur, ici, n’est plus qu’un protagoniste sur deux d’une rixe dont il ne serait finalement pas responsable, les extrêmes étant appelés naturellement à s’entrechoquer. La faute est diluée, pour ne pas dire niée. Le récit médiatique peine à reconnaître l’extrême gauche dans le rôle de l’agresseur. L’association qui devait accueillir l’événement s’est aussi insurgée publiquement non pas contre les vandales qui ont voulu saccager les lieux et blesser les participants mais contre la conférence elle-même, où se seraient tenus des propos décrétés inadmissibles selon l’idéologie dominante. En d’autres termes, ce n’est pas la violence qui heurte les gestionnaires des lieux, mais la parole dérangeante. Ne soyons pas exagérément surpris: quand la violence vise des personnalités politiques associées au populisme, des intellectuels dissidents, un car de pèlerins catholiques ou une librairie de droite, elle suscite rarement une indignation généralisée. On comprend le message: à cause de leurs idées «nauséabondes», les victimes méritent leur mauvais sort.
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