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Le courrier des stratèges

Crise du patriarcat: vers un séparatisme femmes/hommes inéluctable? - Par Monique Dagnaud


Est-on à l’aube d’un séparatisme femmes/hommes ? Émergence du néo-féminisme, stigmatisation du mâle blanc, virilisme, la guerre des sexes s’est emballée aux États-Unis et, au-delà des mots et des débats théoriques, s’évalue selon une donnée bien concrète : les Américains se mettent de moins en moins souvent en couple, selon une étude du Pew Research Center.

La solitude pour soi?

Alors qu’en 1990, 67% des Américains de 25-54 ans vivait avec un(e) partenaire, ils ne sont plus que 53% en 2019 faire ce choix[1]. Comme dans beaucoup de pays, on se marie moins et on pratique davantage l’union libre (9% aujourd’hui des ménages américains contre 4% il y trente ans), mais ce dernier point n’a pas enrayé le cheminement qui semble inexorable vers la solitude – la vraie ou la solitude avec des enfants. Une précision : le recul de l’âge de la mise en couple n’explique pas cette chute de la proportion de couples puisqu’un focus sur la tranche d’âge 40-54 ans indique la même tendance à la décohabitation que pour les trentenaires.

Faut-il voir dans ce nouvel empire de la solitude un goût pour l’autonomie au détriment de l’engagement, un égocentrisme de l’ère de l’individu qui conduit à éviter les interactions et contraintes de la vie en couple, une lassitude des deux sexes l’un envers l’autre ? Cette prédilection pour un « logement à soi » est-elle d’ordre culturel, lié notamment à l’émancipation des femmes ? Des féministes françaises affirment qu’elles en ont assez de devoir « éduquer » les hommes, qu’elles n’en peuvent plus d’assumer la charge mentale de la vie commune, et qu’elles sont à la recherche d’un célibat libérateur : elles suivent en cela une tendance encore plus accentuée aux États-Unis, où suite à l’affaire Weinstein les rapports hommes/femmes se sont encore tendus. Bridget Jones ne serait plus ce qu’elle était, elle se serait affranchie du besoin de trouver un partenaire pour le plaisir de la vie à deux, pour le regard des autres, et aussi pour assurer son destin biologique de mère. Seul un recul statistique permettra de vérifier à terme la réelle teneur de cette transformation, mais d’ores et déjà beaucoup de jeunes disent ne pas souhaiter d’enfants, en particulier en raison de la menace écologique, et l’indice de natalité des femmes américaines connait une érosion (1,64 enfant par femme en 2020), tout comme en France.

Être en couple ou pas: une nouvelle polarisation.

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