Le gouvernement a organisé la pénurie des médicaments - Par Jean-Philippe Delsol


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent SAILLY

Jean-Philippe Delsol dénonce la pénurie de médicaments en France comme une conséquence directe de la régulation étatique.

En septembre 2025, la fermeture massive des pharmacies illustre la crise provoquée par la baisse des marges sur les génériques. Le processus de fixation des prix, basé sur des critères cliniques (SMR et ASMR), rend les médicaments peu rentables, avec des prix souvent inférieurs à ceux pratiqués en Europe. Les remises imposées aux laboratoires brouillent la transparence des coûts, décourageant l’innovation et l’approvisionnement. La France dépend fortement de l’Asie pour ses principes actifs, accentuant sa vulnérabilité.

Delsol propose de responsabiliser les patients par des franchises et de libéraliser le marché pharmaceutique, à l’image de l’Allemagne, où les assurances privées introduisent plus de concurrence.

Ainsi seule une réforme profonde du système permettrait de garantir l’accès aux médicaments tout en maîtrisant les dépenses de santé.

Jean-Philippe Delsol
Le gouvernement a organisé la pénurie des médicaments

Le 18 septembre 2025, neuf pharmacies sur dix ont fermé leurs portes. Les pharmaciens contestent la réduction des marges qui leur est imposée et menace la viabilité de leurs officines. Mais ce n’est qu’un rouage dans un processus de production et de vente des médicaments, si réglementé et contraint qu’il crée la pénurie. L’épidémie de Covid a pris fin, pourtant les médicaments en rupture sont toujours nombreux alors même que certains sont d’importance vitale pour des patients.

Un arrêté du 4 août 2025 abaissant les remises sur les médicaments génériques de 40 % à 30 % dès septembre, avant une baisse prévue à 20 % d’ici 2027, a mis le feu aux poudres dans les pharmacies. Mais tout le système est sous pression.