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Haenel vs Césars & Polanski ou le jeu pernicieux de la victimisation

Ainsi donc, révulsée que le prix de la meilleure réalisation soit revenu à Roman Polanski pour son film J’accuse, Adèle Haenel a quitté avec fracas la soirée des Césars 2020, pointant en avant un doigt accusateur et s’écriant : « La honte ! »
Quelques jours avant la cérémonie, elle avait déclaré dans un entretien au New York Times:
« Distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes. Ça veut dire : ce n’est pas si grave de violer des femmes. »
.
Adèle Haenel, 31 ans, c’est cette actrice qui faisait partie des nominations des Césars 2020 au titre de meilleure actrice pour le film de Céline Sciamma Portrait de la jeune fille en feu et qui, dans la foulée de l’affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, lançait cet automne une petite bombe dans le milieu du cinéma français en accusant dans Mediapart le réalisateur Christophe Ruggia d’attouchements et de harcèlement sexuel alors qu’elle avait entre 12 et 15 ans. Ce dernier a été mis en examen courant janvier.
Roman Polanski, 86 ans, c’est ce cinéaste qu’on ne présente plus, réalisateur de films ultra-primés, ultra-passionnants et ultra-émouvants tels que China Town, The Ghost Writer ou Le Pianiste, et qui porte aussi la souillure d’un viol commis en 1977 à l’encontre de Samantha Gailey-Geimer, 13 ans, alors qu’il vivait aux États-Unis et pour lequel il fut condamné à 90 jours de prison pour relations sexuelles illégales avec une mineure.
Depuis, plusieurs accusations publiques d’agressions sexuelles commises sur des adolescentes dans les années 1970 et 80 ont été exprimées contre lui(*), mais une seule a donné lieu à une plainte judiciaire et elle fut classée sans suite. Comme le soulignait récemment un collectif d’avocates pénalistes et féministes, il convient d’ailleurs de se rappeler que dans un État de droit, la présomption de culpabilité n’existe pas.
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