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Jean-Philippe Vincent: «Une victime du coronavirus: la confiance»

Avez-vous déjà éprouvé combien il est difficile de refuser de serrer la main qu’on vous tend? Le coronavirus n’a provoqué jusqu’à présent, en particulier en France, qu’un nombre limité de morts. Mais ce virus a fait une victime collatérale: la confiance. Le simple fait de serrer la main d’un ami ou d’une relation est devenu risqué. Il existe naturellement d’autres canaux de transmission, économiques: le coronavirus affecte négativement la consommation, l’investissement, les échanges internationaux, la croissance, en augmentant l’incertitude et en minant la confiance. Mais les aspects psychologiques et sociaux ne doivent pas être négligés d’autant que la défiance était déjà très élevée dans certaines démocraties contemporaines, singulièrement en France.
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À cela, deux causes principales. La confiance ne naît pas dans n’importe quelles conditions. Son apprentissage se faisait principalement dans des communautés naturelles, où se pratiquait l’éducation à l’amitié civile: famille, école, université, vie locale, religions traditionnelles, armée et nation. Or, comme le révèlent les enquêtes et notamment celles de la Fondapol, aujourd’hui, dans notre pays, en dehors de la famille et à certains égards de l’armée, les communautés traditionnelles, affaiblies, ne produisent pratiquement plus de confiance. L’individu se retrouve seul dans un tête-à-tête avec l’État où la méfiance est de mise. Ce risque a été mis en évidence naguère par le sociologue américain Robert Nisbet dans son livre The Quest for Community (1953).

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