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Le consensus et les doutes


Attention SVP! Mon étrange propos ne ce matin n’est bien entendu, en aucun cas, destiné à porter la moindre esquisse de regard critique ou décalé face aux  mesures de protection imposées par les circonstances d’une effroyable tragédie. Il consiste à essayer – essayer – de réfléchir, dans la solitude d’un dimanche de confinement, à ce qu’elles signifient pour la vie sociale et au regard de l’histoire. 
Les démocraties ont mis au moins deux siècles à bâtir un Etat de droit protecteur des libertés. L’une des plus fondamentales, principe à valeur constitutionnel ultra-protégé, est la liberté d’aller et venir, protégée par les conventions internationales, la Constitution, de multiples jurisprudences. Le confinement à domicile de tout un peuple, qui n’est autre qu’une assignation à résidence collective, mesure habituellement à caractère pénal pour éviter l’incarcération, est un acte d’une portée titanesque.
Aucun exemple dans l’histoire d’une telle opération ne vient spontanément à l’esprit, même sous la Terreur de 1793-1794, sous la Grande Guerre ou l’Occupation. Sous l’effet d’une peur effroyable, cette construction de deux siècles, (voire beaucoup plus dès lors que dans la société traditionnelle, il n’était même pas envisageable d’enfermer ainsi tout un peuple), vient en quelques heures de voler en éclat. L’interdiction pour l’exemple d’accès aux plages, aux forêts, aux montagnes, applicable à l’homme seul, la suspension du droit à la solitude, donc à la pensée solitaire, est une décision à laquelle sans doute aucun régime politique, dans toute l’histoire de l’humanité, n’avait jamais songé. Provisoire? peut-être, mais un précédent est accompli, une étape franchie.
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