La progression des djihadistes au Mali. Défaillance russe et lignes de fracture ethniques - Par Stig Jarle Hansen


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Les forces liées à Al-Qaïda (JNIM) ont récemment intensifié leur avancée au Mali, imposant un blocus de carburant contre Bamako. Les opérations russes de contre-insurrection, brutales et mal adaptées, ont aggravé la situation en poussant les Touaregs à s’allier avec les djihadistes. Le JNIM, coalition hétérogène de Touaregs, Peuls et Hausa, bénéficie d’une force numérique mais reste vulnérable aux rivalités internes. L’État islamique au Sahel (ISGS) profite du chaos pour s’implanter, tandis que les milices locales pourraient freiner une avancée vers la capitale. L’alliance sahélienne (Mali, Niger, Burkina Faso) apparaît fragile et surtout symbolique, sans réelle capacité militaire, alors que l’Algérie, acteur majeur, pourrait intervenir avec prudence. 
Deux scénarios se dessinent : un Mali fragmenté selon des lignes ethniques ou un « Afghanistan du Sahel » servant de refuge transnational. Le professeur Stig Jarle Hansen conclut qu’une autonomie du nord, type Azawad 2.0, pourrait être la seule voie réaliste vers la stabilité.

Stig Jarle Hansen
La progression des djihadistes au Mali. Défaillance russe et lignes de fracture ethniques

Lire les Propos recueillis par Henrik Werenskiold. Traduction de Conflits