Sortir l’Etat de la politique du logement - Par Vincent Bénard
Vincent Bénard dénonce, pour l’IREF, les effets pervers des politiques publiques du logement en France. L’État multiplie les interventions : encadrement du foncier, quotas de logements sociaux (loi SRU), subventions, allocations, contrôle des loyers et normes énergétiques. Ces mesures représentent 43 milliards d’aides, mais le secteur subit 97 milliards de prélèvements. Résultat : flambée des prix, rationnement du foncier, hausse de la charge pour les ménages modestes, déficit chronique de logements sociaux (2,6 millions de demandes en attente), et désengagement des investisseurs. Les dispositifs fiscaux (Robien, Pinel) favorisent surtout les ménages aisés et des investissements médiocres.
Vincent Bénard propose une rupture : libéraliser le foncier, abolir la loi SRU, supprimer les aides en contrepartie d’une baisse équivalente de la fiscalité, restaurer les droits des propriétaires. Les effets attendus seraient une baisse des prix de 30 à 50 %, un regain d’investissement locatif, un gain de pouvoir d’achat et une amélioration du bien-être des ménages.
Vincent Bénard
Sortir l’Etat de la politique du logement
