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Le courrier des stratèges

Edouard Husson : Alerte à la pseudo justice sociale, cette culture de l’excuse qui (co)produit la violence qui nous envahit


Atlantico.fr : Comment la culture de l'excuse s'est-elle ancrée au sein de la pensée politique de gauche ? Quelles en sont les séquelles aujourd'hui ?

Edouard Husson :
Cela remonte au moins à la toute fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Général Patton fut violemment attaqué par la presse américaine pour avoir rudoyé un soldat hospitalisé atteint du syndrome dépressif du combattant. On traita, dans la presse américaine, Patton de « nazi »! La seule différence, aujourd’hui, c’est que Donald Trump est traité quotidiennement comme le Général Patton le fut à l’époque. Et qu’il a parfaitement compris que s’il s’excusait, comme Patton le fit à tort, les gauchistes danseraient rapidement sur son cadavre politique.

Je vois trois origines à cette culture de l’excuse: 1. Comme l’a montré Jean-Louis Harouel dans un magnifique petit livre, « Droite-gauche: ce n’est pas fini! », la gauche est d’abord un phénomène religieux, qui emprunte à la fois à la gnose et au millénarisme. En simplifiant beaucoup, la gnose consiste à détester le monde créé au nom d’un « royaume spirituel » - qu’il s’agit de faire advenir ici et maintenant, c’est la composante millénariste. La gauche déteste l’histoire, la culture, le capitalisme, la famille, le souverain (qu’il soit le peuple ou un roi), au choix ou ensemble, parce que c’est le monde réel, avec toutes ses imperfections, ses inachèvements, ses succès et ses échecs. La gauche refuse l’idée que le monde soit imparfait; et elle préfère casser ce monde imparfait au nom d’une perfection purement abstraite et illusoire, que de s’accommoder du monde tel qu’il est. 2. Ce faisant, l’homme de gauche cultive le « ressentiment ». Stendhal a parlé de l’envie, de la jalousie et de la haine comme des sentiments modernes. René Girard nous a montré comment les intuitions de Stendhal sont confirmées par Proust ou Dostoïevski. Il faudrait sans doute ajouter que Flaubert a bien senti un autre phénomène éminemment moderne, celui du demi-instruit et du règne possible de la bêtise au nom de la science. Monsieur Homais, Bouvard et Pécuchet. Nous nageons en plein là-dedans, en notre époque qui mène 40% d’une classe d’âge à un diplôme de l’enseignement supérieur mais en ayant construit l’édifice sur du sable: le primaire et le secondaire ont été tellement détruits par la gauche, avec la complicité d’une droite qui n’en était plus une. Détruisez les programmes d’histoire et vous aurez la possibilité de raconter les pires bêtises sur Colbert ou sur Victor Schoelcher. 3. Evidemment, il y a aussi des soutiens puissants à ces développements. En 1945, quand Patton est humilié, Staline et l’internationale communiste mettent de l’huile sur le feu partout où ils le peuvent pour insuffler à l’Occident une mauvaise conscience généralisée. Aujourd’hui, ce n’est plus l’URSS, ce sont de riches WASP décadents et corrompus qui financent les Antifa et bien d’autres associations. Mais le phénomène est le même.
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