Mathieu Bock-Côté: «Déni d’ensauvagement»


L’étrange querelle des dernières semaines autour du terme «ensauvagement» nous confirme encore une fois, s’il le fallait, à quel point le système médiatique travaille non pas à décrire la réalité de la société française mais à l’occulter. Les scènes les plus violentes se multiplient, les agressions s’additionnent et pourtant, les sociologues patentés le répètent en boucle: tout ne va pas si mal et ceux qui disent le contraire versent dans la «surenchère sécuritaire».

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Mieux encore: tout va bien. Le vivre-ensemble est harmonieux, les agents des services publics peuvent travailler sans risque, les rodéos se font rares, un jeune homme qui se porte à la défense de jeunes femmes est un provocateur qui mérite d’être agressé et les mœurs sont de plus en plus douces, comme on a pu le voir avec les «jeunes» en «liesse» sur les Champs-Élysées lors des dernières compétitions sportives. Bref, la vie est belle en France plurielle! C’est le triomphe de la diversité Potemkine.