Gilles-William Goldnadel : «Halte aux fantasmes sur les contrôles au faciès»


Où que l’on tourne le regard, l’interview donnée par le chef de l’État au média «Brut», et dans laquelle celui-ci, au grand dam des syndicats policiers, indique qu’il existerait un contrôle au faciès discriminant les non-blancs et que les jeunes de l’immigration incarneraient «une chance», constitue une erreur politique, intellectuelle et morale.

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Erreur politique tout d’abord. J’ai écrit dans ma chronique de la semaine passée qu’en instrumentalisant cyniquement et hystériquement un fait divers déplorable, la gauche extrême avait une nouvelle fois gagné la bataille médiatique de l’émotion. Le propre de l’émotion est qu’elle retombe aussi vite qu’elle monte, il convient donc d’attendre imperturbablement. Au lieu de cela, Emmanuel Macron, qui ces derniers temps avait su maîtriser sa parole, a choisi de réagir et de commenter l’événement.